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Après la mort…

10/08/2020

La vie après la mort est un sujet qui divise. Beaucoup de personnes y croient pourtant fermement. Entre médiumnités, esprits, EMI et anges gardiens, l’au-delà est un véritable paradoxe. La croyance en l’existence d’une vie après la mort permet à certains de se sentir plus vivants que jamais. Et d’appréhender le deuil ou la perspective de la mort sous un angle serein.

La vie après la mort est-elle réellement possible ?

S’interroger sur la réalité d’une vie après la mort est tout à fait normale. Beaucoup de personnes ont essayé de trouver la réponse à cette fameuse question. Stéphane Allix en fait partie. Ce journaliste d’investigation et directeur de l’Inrees (Institut de Recherche sur les Expériences extraordinaires) s’est montré sceptique sur tout ce qui touche de près ou de loin le paranormal pendant plusieurs années. Sa vision a toutefois basculé quand l’un de ses proches a perdu la vie à la suite d’un tragique accident survenu en Afghanistan.

Cet incident conduit Stéphane Allix à s’interroger sur le devenir de notre être après la mort. Il a écrit de nombreux ouvrages sur ces deux sujets, à partir de ses recherches. Le livre « Le test », aux éditions Albin Michel, est l’un de ces ouvrages. L’auteur y publie plusieurs entretiens menés notamment avec des médiums, ainsi que des témoignages, des extraits de livres et les résultats de travaux scientifiques. Ses recherches l’ont conduit à la certitude que l’absence de vie après la mort est inconcevable. Selon lui, une vie dans l’au-delà est bien réelle.

L’esprit serait une conscience intuitive

Stéphane Allix n’est pas le seul à avoir approfondi le sujet de la vie après la mort. Jean-Jacques Charbonier est un médecin anesthésiste-réanimateur français, auteur de l’ouvrage La mort expliquée aux enfants, aux éditions Trédaniel. À travers son activité, ce scientifique se consacre à la compréhension de l’après-vie physique, lorsque le corps meurt. Tout comme Stéphane Allix, cet homme a vécu une expérience qui a soulevé de nombreuses interrogations dans son esprit. Étudiant en médecine, et stagiaire auprès du SAMU, il a assisté à un phénomène qui le marquera à jamais. Dépêché sur les lieux d’un accident de voiture, il croit voir l’une des victimes quitter son corps sous la forme d’un esprit.

Marqué par ce qu’il a ressenti, Jean-Jacques Charbonier abandonne la médecine générale et opte pour l’anesthésie. Ses recherches, notamment sur le coma, lui font dire que nous sommes des créatures dotées d’un corps physique ET d’un esprit. L’anesthésiste a baptisé cet esprit conscience intuitive. Selon ses observations, cet esprit ne meurt pas. Ainsi, toujours selon lui, la mort clinique n’est qu’une sorte de mort provisoire.

L’EMI, expérience de mort imminente

Stéphane Allix et Jean-Jacques Charbonier s’accordent à dire qu’à ce jour, aucune preuve concrète n’est venue soutenir la thèse selon laquelle la vie après la mort n’existe pas. Au contraire, un grand nombre de personnes ayant vécu une EMI apportent des témoignages similaires. Leur mort clinique ne semble pas avoir affecté leur capacité à voir ce qui se déroulait autour d’elles.

Claire et Adeline croient au surnaturel

Deux témoignages viennent renforcer les théories de Stéphane Allix et Jean-Jacques Charbonier. Claire et Adeline ont chacune vécu des expériences qui sortent de l’ordinaire, et liées à l’au-delà.

Claire a vu son père

Plongé dans le coma après une crise cardiaque, le père de Claire s’est éteint un matin. Toutefois, la jeune femme est persuadée de sentir la présence de ce dernier. Pour elle, si le corps de son père est allongé dans ce lit d’hôpital, il s’agit d’une coquille vide. Toute essence l’a quitté, pour suivre sa progéniture jusqu’à chez elle. En proie à des cauchemars, Claire est persuadée que l’esprit de son père est à ses côtés. N’y tenant plus, elle finit par demander à ce qu’elle croie être l’esprit de son père de ne plus revenir. Ce qu’il fait effectivement. Cette expérience est une preuve évidente de l’existence d’une vie spirituelle après la mort, selon elle.

Adeline croit aux anges gardiens

Deux incidents ont conforté Adeline dans ses croyances. Petite, celle qui est devenue institutrice souffre d’une fracture du crâne après une chute. Inconsciente, elle entend des voix l’appeler, et voit une lumière, pour ensuite revenir, miraculeusement selon les médecins. Quelques années plus tard, elle est renversée par une voiture, et cette fois-ci s’en sort indemne. Ces évènements cumulés, Adeline est désormais persuadée qu’elle est protégée par des anges gardiens.

Croire en l’au-delà pour percevoir l’existence différemment

Notre façon de voir notre vie dépend de la manière dont nous appréhendons la fin de l’existence. Chacun est libre de croire ou pas en l’âme autonome, ou en une nouvelle étape après la mort. Le libre arbitre participe ainsi à une forme d’introspection à laquelle chacun peut procéder. Stéphane Allix témoigne en ce sens. Selon le journaliste d’investigation, ses découvertes l’ont poussé à choisir la croyance d’une vie après la mort. Ce choix lui a permis de se remettre en question et de changer la manière dont il conçoit son existence physique.

L’invisible peut devenir rassurant au quotidien

Le fait de croire en la présence d’êtres disparus est apaisant pour certains. Claire, qui avait senti la présence de son père, a fait le choix d’écouter les signes de la vie. D’autres personnes qui ont côtoyé la mort ou l’univers des esprits ont adopté la même position. Ces gens ont tous choisi de s’intéresser davantage au surnaturel et de ne plus éprouver la crainte de la mort. La vie après la mort est un sujet profond et complexe. Croire en l’au-delà apporte néanmoins une certaine légèreté d’esprit, surtout pendant une période de deuil ou au moment de faire face à la mort.

Y aurait-il vraiment une vie après la mort ?

Une nouvelle étude scientifique montre que l'esprit d’une personne peut rester actif quelques minutes après son décès, selon des scientifiques de l’Université de Southampton.

Esprit encore actif à 3 minutes après la mort

Les gens restent conscients jusqu'à environ trois minutes après leur décès. C'est un débat qui fait rage depuis le début des temps : Y aurait-il une vie après la mort? Aujourd’hui, les scientifiques de l'Université de Southampton pensent avoir la réponse à cette question.  

Une étude à grande échelle impliquant 2060 patients a révélé que l'esprit peut continuer à fonctionner en dépit du décès, prouvé cliniquement, d’une personne. L'étude, qui a été faite dans 15 hôpitaux au Royaume-Uni, Etats-Unis et l'Autriche, a constaté que les patients éprouvent des événements réels pendant environ trois minutes après que son cœur s’est arrêté de battre.

Environ 40% des patients qui ont survécu à un arrêt cardiaque décrivent leur sensation comme étant au courant des événements au moment où leurs cœurs ont cessé de battre jusqu’à ce qu’ils battent de nouveau. Dr Sam Parnia, qui a dirigé l'étude, a expliqué qu'il pensait auparavant que seuls les événements hallucinatoires ont été enregistrés dans ces circonstances. Ceux-ci sont décrits comme étant hors du corps des expériences (OBE) ou expériences de mort imminente (EMI).

Dr Parnia, maintenant à l'Université d'État de New York, a déclaré: "Ceci est important, car il a souvent été supposé que les expériences en cas de décès sont des hallucinations ou des illusions probables, survenant soit avant que le cœur s'arrête ou après que le cœur batte de nouveau mais pas une expérience correspondant à des événements «réels» lorsque le cœur ne bat pas. "

Résultat de l'analyse

Les résultats ont montré que 39% des patients qui ont survécu à un arrêt cardiaque décrit une perception de la conscience mais ne se rappelle pas explicitement. Un total de 46% enregistrent un large éventail de souvenirs mentaux, 9% ont eu des expériences compatibles avec EMI et 2% en pleine conscience compatible avec OBE avec le souvenir d’avoir vu et entendu les événements passés pendant l’arrêt du cœur.  

Dr Parnia a ajouté: «La conscience et la sensibilisation semblent se produire pendant une période de trois minutes quand il n'y avait plus de pouls. C'est paradoxal, puisque le cerveau cesse de fonctionner normalement dans les 20 à 30 secondes après l'arrêt cardiaque et ne reprend que quand le cœur batte de nouveau. En outre, les souvenirs détaillés de la conscience visuelle dans ce cas étaient compatibles avec les événements vérifiés. »

"Ainsi, alors que ce n'était pas possible de prouver absolument la réalité ou le sens de l'expérience et les revendications de la sensibilisation des patients (en raison de la très faible incidence de 2% du souvenir de la conscience visuelle ou soi-disant OBE), il était impossible de les désavouer. "De toute évidence, l'expérience autour de la mort mérite maintenant une enquête sans préjudice."

Dr Jerry Nolan, rédacteur en chef qui a publié l’étude a déclaré que : "Les chercheurs doivent être félicités pour la réalisation d'une étude fascinante qui va ouvrir la porte à des recherches plus approfondies dans ce qui se passe quand nous mourrons. " 

Que penser des signes de présence du défunt pendant le deuil ?

Les anecdotes concernant les manifestations de la présence d’un défunt après sa mort sont légion. Il se peut d’ailleurs que vous ayez expérimenté cette sensation au moins une fois dans votre vie. Comment devriez-vous réagir devant ces « signes » ? Existe-t-il une explication rationnelle à ces phénomènes ?

Une expérience sensorielle courante

Vous avez certainement entendu ces fameux témoignages au détour d’une conversation entre amis, dans les médias ou ailleurs. Les personnes qui les racontent les considèrent comme des messages post-mortem. Les plus sceptiques évoquent de simples hallucinations. D’autres préfèrent rester stoïques. Ces « fameux témoignages », ce sont les histoires de mort qui envoient des signes ou témoignent de leur présence auprès des vivants. Les récits ont souventtendance à se ressembler :

« J’ai cru voir sa silhouette sur le banc sur lequel nous avions l’habitude de nous enlacer ».

« J’ai senti comme une chaleur bienveillante près de moi ».

« Le temps d’une seconde, j’ai clairement reconnu son parfum près de moi »

« On dirait qu’il (ou elle) m’a touché et m’a réconforté »

Une tentative d’expliquer les signes de présence d’un mort

Ces extraits ne sont que quelques exemples d’expériences réelles vécues par des personnes en deuil. Si vous avez vous-même observé ces phénomènes, rassurez-vous. La science reconnaît elle-même l’existence de ces manifestations de la présence d’un défunt. Elles sont même leur propre appellation : VSCD ou Vécu Subjectif de contact avec un défunt. En psychologie, il s’agit d’une expérience sensorielle qui touche principalement ceux qui ont perdu un être cher.

L’apparition d’un VSCD intervient souvent dans les jours ou les semaines suivant le décès. Les manifestations deviennent plus rares au cours des mois qui suivent, puis plus improbables encore des années plus tard. Le vécu subjectif de contact serait ainsi lié au manque physique et émotionnel dû à la perte du défunt. À noter que ces perceptions arrivent sans intervention extérieure.

Trouver le réconfort dans un vécu subjectif de contact

La nature floue et indicible de ces perceptions fait qu’elles sont difficiles à raconter, voire gênantes. Les psychologues, comme Isabelle Marcoin, expliquent que ça ne devrait pas être le cas. Cette experte de l’accompagnement en soins palliatifs admet volontiers que la frontière entre la réalité et le rêve lors d’un VSCD est très mince.

Reconnaître l’existence de ce phénomène ou raconter une telle expérience sensorielle ne doit pas pour autant poser problème. Pour nombre de personnes, ces perceptions ont eu un effet apaisant et rassurant pendant la période de deuil. Le fait de raconter l’expérience aux proches apporte ainsi une certaine consolation et aide à mieux vivre l’absence définitive du défunt.

Prendre garde aux attentes excessives

Les psychologues mettent toutefois en garde contre une quête excessive d’une expérience sensorielle subjective. Cela ferait plus de mal que de bien à la personne endeuillée. L’absence de perceptions sensorielles pourrait en effet causer une grosse déception. En effet, l’inexistence d’un vécu subjectif de contact pourrait être interprétée comme un manque d’attention ou le signe d’une rupture définitive des liens avec la personne décédée. Cette impression a de grandes chances de prolonger ou de perturber le processus de deuil.

Que penser d’une telle expérience ?

Ainsi, si vous êtes amené à vivre une telle expérience, ne cherchez pas à trouver une interprétation toute faite à la perception de la présence du défunt. Aussi réelle soit-elle, votre perception reste subjective et n’a aucune explication rationnelle. Essayez tout simplement d’apprécier les effets positifs de ces sensations sur le processus naturel de deuil. Acceptez le réconfort apporté par un tel vécu subjectif, puis gardez en mémoire les bons sentiments et les liens solides que vous avez partagés avec l’être décédé.

 

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