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Cimetière : Il faut faire des concessions …

11/08/2020

De manière générale, lorsqu’une personne décède, le corps est enterré sous terre ou incinéré. Dans de nombreux pays, les sépulcres où l’on enfouit les morts sont regroupés dans un endroit spécialement dédié à cet effet, appelé communément cimetière.

Qu’est-ce qu’un cimetière ?

Étymologiquement, le terme « cimetière » est issu du mot latin « cimiterium ou coemeterium », signifiant littéralement un « lieu pour dormir ou dortoir ». Au XVe siècle, il désigne l’espace qui se situe avant l’entrée de l’église. Mais de nos jours, il s’agit d’un terrain public et sacré, où l’on dépose les morts de plusieurs lignées familiales différentes.

Chacune d’elles dispose d’une sépulture individuelle marquée par un emblème, un monument ou des inscriptions. En somme, le cimetière est l’association du champ funéraire et de la nécropole. C’est également le cas pour les sites cinéraires.

Tout au long de l’histoire, la forme de cet espace funéraire a constamment évolué. En effet, le cimetière dans la préhistoire disposait de monuments, ce qui n’était pas le cas au Moyen-âge.

Il est à noter que partout en France, tout cimetière ou encore site cinéraire fait partie des espaces publics, et jamais privés.

Le cimetière existait déjà dans l’antiquité

Depuis toujours, les rites funéraires ont de l’importance dans la vie des hommes. Le rite qui consiste à enterrer les corps dans un endroit spécifique a vu le jour dans la préhistoire, bien avant l’invention de l’écriture. À cette époque, les personnalités religieuses ou les « chefs » étaient mis dans des infrastructures dédiées, comme la nécropole ou le tumulus. De nombreux objets symboliques témoignant de leur richesse les accompagnaient sous terre. Le cimetière le plus âgé se trouve au nord de la Jordanie et date de plus de 16 500 ans environ.

Le culte des morts dans la civilisation égyptienne antique a conduit à la construction de cimetières souterrains gigantesques appelés les nécropoles. Fait intéressant, durant la glorieuse époque romaine, pour des raisons d’hygiène, les citoyens romains n’avaient pas le droit d’être inhumés ou incinérés dans les cités. À la suite de ce décret datant de 450 av. J.-C., ils construisirent des catacombes ou des hypogées à l’intérieur des nécropoles, installées suivant les axes de communication. Ces endroits servaient à enfouir les corps. Les cimetières étaient bâtis en dehors des villes, à proximité des remparts lorsque cela était possible.

Au début du christianisme, on a commencé à accorder plus d’importance aux soins des morts et aux enterrements. Du VIIIe – IXe siècle, la période carolingienne, les rites funéraires et le cimetière en tant que dernière demeure des défunts, ont suscité plus d’intérêt. À l’avènement du christianisme en Europe, les lieux funéraires ont pris de nouvelles dispositions et organisations.

Le cimetière tel que nous le connaissons est apparu dans les paroisses

Au début de l’ère chrétienne, les institutions ecclésiastiques ont établi les cimetières au cœur des communes. Ce concept a été approuvé afin de consolider le rôle de la religion catholique auprès des familles endeuillées. Ainsi, des reliques de saints y ont été intégrées pour sacraliser davantage le lieu.

Les gens nobles ou appartenant à la bourgeoisie étaient enterrés à proximité des églises pour jouir de la protection post-mortem de Saint-Jacques. On y voyait une meilleure approche pour aller au paradis. Quant aux plus démunis, comme les condamnés, les suicidés, les corps étaient jetés dans une fosse commune située aux portes de la ville, privés de culte religieux.

Des lois ont ensuite été établies afin d’interdire de détruire, de violer et de porter atteinte aux sépultures.

Il existe plusieurs types de cimetière

L’apparence du cimetière diffère selon la partie du monde dans lequel on se trouve et selon les traditions. Par exemple, le cimetière situé à Upernavik, au Groenland, est différent de celui que l’on trouve généralement en France. Dans le premier cas, il est interdit de creuser le sol. De ce fait, pour enterrer un mort, on pose les cercueils en surface, puis on le recouvre de ciment ou de pierres. La sépulture est décorée des fleurs artificielles.

Par ailleurs, il existe plusieurs types de cimetière dont :

⦁ Le cimetière boisé

⦁ Le cimetière familial

⦁ Le cimetière militaire

⦁ Le cimetière naturel

⦁ Le cimetière paysager

⦁ Le cimetière virtuel

Selon les modèles de sépultures, le type de cimetière varie également. Pour les inhumations en pleine terre, les corps sont mis dans une tombe ou une tombe-urne et le cimetière se situe sur le terrain commun d’une concession individuelle ou familiale.

Pour une tombe semi-bâtie, le corps du défunt est mis dans un caveautin ou une mini-tombe. Ici, le cimetière prend place dans une concession individuelle ou familiale. Il en est de même pour la tombe bâtie, où le corps est entreposé dans un caveau.

Si les sépultures sont sous forme de cases hors sol, le corps est mis en enfeu ou dans un columbarium. Quant à l’incinération suivie d’une dispersion de cendres, ces dernières peuvent être conservées dans un cimetière nommé « jardin de souvenir », en propriété particulière, ou dispersées en pleine nature.

Les cimetières ont un impact sur l’environnement

Que ce soit pour l’inhumation ou pour la crémation, tous les lieux funéraires et les cimetières se fondent dans la nature. Ces constructions ont un impact considérable sur le paysage et l’écologie. Les cimetières artificiels, tels que les sarcophages, catacombes, pyramides ou cercueils de plomb empêchent les ossements ou le corps du défunt de rentrer en contact avec la terre.

De ce fait, nombreux sont les problèmes environnementaux tels que :

⦁ l’utilisation des pierres et de marbre,

⦁ la dispersion de produits toxiques comme les pesticides,

⦁ l’utilisation de substances pour l’embaumement des défunts,

⦁ les corps des personnes décédées d’une épidémie, vecteurs possibles de microbes une fois sous terre

Choisir la bonne pierre tombale

Le décès ne prévient pas, c’est un coup dur du destin auquel on doit faire face. De nombreuses personnes meurent soudainement sans que les proches aient le temps de faire quoi que ce soit. Pas le temps de pleurer longtemps, ils doivent réfléchir à la façon dont tout doit se passer (annonce du décès, organisation de service commémoratif, enterrement…). Vient ensuite la question de la pierre tombale. Ce guide explique ce qu’il y a à savoir sur les pierres tombales dans le deuil.

Respecter les souhaits de la famille

Après l’annonce du décès, l’organisation des funérailles est la première étape que la famille doit franchir. Dans cette planification figure l’importance du choix du monument funéraire. Une pierre tombale joue un rôle important pour les parents, s'ils optent pour un enterrement ou une sépulture d'urne. Une tombe porte la mémoire de la personne décédée et est un lieu de deuil, la pierre tombale l’est tout autant. En effet, les proches viennent régulièrement sur la tombe du défunt pour exprimer leur chagrin et être plus proches des morts. Il est essentiel que la pierre tombale réponde aux besoins personnels de la famille endeuillée. 

Pour obtenir une pierre tombale, les parents se tournent vers un tailleur de pierre qui leur montrera les techniques possibles pour le monument funéraire par le biais d’un dessin sur papier ou d’un configurateur 3D.  Ensuite avec le maçon, les membres de la famille utilisent ce configurateur pour créer la tombe désirée, y compris les matériaux et les dimensions souhaités, dans un court laps de temps.

Quels types de pierres tombales conviennent à quelle tombe ?

Le choix des pierres tombales dépendent du type et de l'emplacement de la tombe. Une pierre tombale est destinée à une seule personne. La dimension des pierres tombales est la plupart du temps de 40-60 cm de large et 80-100 cm de haut. Elles ont soit une forme ovale, soit une forme carrée ou rectangulaire. Une autre forme que les parents choisissent souvent est une seule pierre tombale qui a une forme supérieure très arrondie ou incurvée. Une pierre tombale double est conçue pour plusieurs personnes, en particulier les familles qui ont une fosse commune. Cette pierre tombale mesure entre 65 et 120 cm de largeur et jusqu'à 100 cm de hauteur. Elle est rectangulaire, légèrement ovale, courbée ou incurvée. Les deux pierres tombales sont en format portrait sur la tombe.

Les pierres tombales menteuses sont appelées pierres d'oreiller. Elles ont seulement 40 cm de haut, jusqu'à 50 cm de large et un maximum de 20 cm de profondeur, car elles reposent sur la tombe. Les pierres tombales coussin ressemblent souvent à un livre ou ont une forme de cœur ou d'étoile. Comme ces pierres tombales ne nécessitent pas d'ancrage solide, elles ne risquent pas de tomber. Les pierres tombales simples conviennent également aux tombes individuelles, aux tombes en rangée ou aux tombes familiales. Les urnes funéraires se trouvent dans des zones spéciales dans les cimetières, leurs pierres tombales sont plus petites que les pierres tombales normales. Les dimensions exactes des pierres tombales dépendent du cimetière.

De quels matériaux sont faites les pierres tombales ?

Le tailleur de pierre fabrique la pierre tombale à partir d'une pierre naturelle, par exemple du granit, du marbre, du grès ou du calcaire. Si la famille préfère une roche dure comme le basalte ou le granit, elle peut commander une pierre dure et résistante aux intempéries, à laquelle ni l'acide ni le vinaigre ne sont nuisibles. Un autre avantage du granit est sa facilité de soin. Les pierres tombales en marbre ou en chaux paraissent plus chaudes et plus douces, mais peuvent réagir à l'acide.

L’assemblage de plusieurs pièces forme un monument funéraire. Carré ou arrondi, le soubassement ou parpaing est la base du monument funéraire. La semelle ou Passe pied est un élément horizontal formant l’assise du monument. Vient ensuite la partie verticale de forme variée appelée Stèle, rehaussée par un support ou est enfoncée dans le sol, qui reçoit l’ornement et l’épitaphe. Enfin la tombale de forme et dimension variables, est destinée à recouvrir toute ou partie de la sépulture. Elle peut être ornée comme la stèle par la gravure funéraire. Si les inscriptions sur la pierre tombale s’estompent ou s’effacent, le marbrier funéraire procède au rechampissage pour la rénovation.

Inscription sur la pierre tombale

Les informations les plus importantes inscrites sur la pierre tombale sont le nom ainsi que la date de naissance et de décès du défunt. Certains membres de la famille inscrivent des citations religieuses ou libres et d'autres mots d'adieu sur la pierre tombale.  Les parents se tournent vers le tailleur de pierre pour l'inscription et la gravure. Il cisèle la gravure directement dans la pierre tombale et, si vous le souhaitez, ajoute une police supplémentaire en métal. On peut également orner la pierre tombale avec des fleurs, des sculptures, des lanternes ou des couronnes funéraires. Cependant, on ne peut pas graver tout ce que l’on veut. Les épitaphes doivent avoir fait l’objet de validation et approbation du maire avant inscription. L’article R. 2223-8 du Code général des collectivités territoriales précise : « Aucune inscription ne peut être placée sur les pierres tumulaires ou monuments funéraires sans avoir été préalablement soumise à l’approbation du maire ». Outre l’ornement, l’inscription funéraire a le principal rôle d’identifier le défunt. Elle est également faite pour sa mémoire. Les proches y expriment leur attachement et laissent un message en souvenir de lui, de qui il était de son vivant : messages personnels, poèmes ou encore des citations. On peut trouver des messages humoristiques sur certaines pierres tombales : « Je vous l’avais bien dit que j’étais malade », « Ici repose John Yeast, excusez-moi de ne pas me lever », « Lâcheur, tu aurais pu attendre un peu »… 

Par ailleurs, il existe une grande diversité d’articles funéraires, la plaque funéraire est celui qui est le plus exposé sur les monuments funéraires. Gardien de mémoire et lien affectif, elle unit un défunt et un de ses proches. D’imposantes plaques funéraires en terre cuite peintes, illustrées d’hommes et de femmes, en noir, couleur du deuil étaient réalisé pendant la Grèce antique. Aujourd’hui, les plaques ne sont plus décorées de scènes funéraires, mais comportent plutôt : des messages d’adieu, des textes pour rendre hommage, des épitaphes pour les plus inspirés… Chaque plaque est personnalisée avec un message unique envoyé à un défunt et les monuments funéraires sont bien souvent ornés de plusieurs plaques. L’évolution des technologies, permet de proposer beaucoup de matériaux différents dans la composition des plaques funéraires. Le granit rose ou noir est le plus utilisé mais le plexiglas ou l’ardoise permet de  rappeler la modernité ou la tradition. Grâce aux techniques de gravure laser, la gravure sur plaque permet de fixer sur la plaque un texte, une image ou un portrait. Réalisée dans différentes formes, les accessoires funéraires peuvent enrichir la décoration de la plaque et lui apporter un peu plus de personnalisation. La plaque funéraire portera son message d’hommage, dans le respect des défunts et de leurs proches. 

Qui pose la pierre tombale ?

Il est réservé aux professionnels expérimentés de mettre en place la pierre tombale. Le maçon érige une fondation appropriée à la tombe et installe ensuite la pierre tombale. Cela a lieu quelques mois à un an après les funérailles de la personne décédée. La pierre tombale ne peut pas être placée dans l’immédiat parce que le sol est encore trop mou après l'enterrement. Il serait difficile ou impossible d'ériger une pierre tombale en toute sécurité. Pour les parents, ce temps d'attente a des inconvénients à première vue, mais ils peuvent prendre assez de temps et choisir une pierre tombale appropriée en paix.

Le coût d’une pierre tombale dépend de sa taille et de sa lourdeur et de la police de l’inscription qu'elle porte. Certains matériaux, tels que le granit, sont plus chers que d'autres pierres naturelles. Les inscriptions coûtent de l'argent supplémentaire, par lettre entre 5 et 25 euros. Pour une pierre tombale « simple », le prix est en moyenne de 2 500 euros pour une et peut atteindre jusqu'à 6 000 ou 7 000 euros pour une grande pierre tombale familiale.

Préparez vos obsèques en achetant une concession

Si vous ne disposez pas d’une concession familiale, il est possible d’en faire l’achat auprès d’une mairie. Voici toutes les particularités à connaître sur l’acquisition d’une concession : types, durée, conditions de vente, reprise par la mairie, etc.

À défaut de concession familiale, adressez-vous à une mairie

La concession est un emplacement situé au sein d’un cimetière, dans lequel on place le corps ou les cendres d’un défunt. Pour pouvoir l’utiliser durant une période déterminée, il faudra payer un loyer à la mairie de la ville ou du village où se situe le cimetière. Il faut préciser qu’il ne s’agit pas d’un terrain qu’on achète, mais du droit de profiter d’un emplacement à des fins funéraires. En achetant une concession funéraire, vous pourrez :

⦁ Créer un caveau,

⦁ Installer une semelle et un soubassement,

⦁ Construire une stèle, etc.,

⦁ De clôturer votre parcelle

Le choix d’une concession dépend de vos besoins

Il existe deux grands types de concession :

⦁ La concession funéraire
Elle est préférable pour l’inhumation des ossements d’un défunt. 

⦁ La concession cinéraire
C’est la concession destinée à l’emplacement de l’urne si le défunt a été incinéré.

La concession peut aussi être temporaire ou perpétuelle :

⦁ Il s’agit d’une concession temporaire quand la durée d’utilisation de la concession funéraire ou cinéraire est limitée : de 5 à 15 ans, 30 ans ou 50 ans. À la fin de cette période, vous pouvez renouveler le contrat de concession.

⦁ On parle de concession perpétuelle dans le cas où celle-ci est un héritage des ascendants du défunt.

Vous pouvez également choisir une concession en fonction du nombre de défunts qui devront y être inhumés :

⦁ Pour une seule personne, optez pour une concession individuelle

⦁ Pour plusieurs personnes d’une même famille, préférez une concession familiale

⦁ Si c’est pour quelques personnes bien définies, vous choisirez une concession collective

Vous pouvez acheter une concession dans la mairie d’un lieu où vous avez habité

Vous avez le droit d’acquérir une concession dans une localité où vous avez habité, ou dans votre municipalité actuelle. Il est aussi possible d’acheter une concession dans un endroit où vous n’avez pas vécu, mais cela dépendra de la mairie.

Dans tous les cas, rapprochez-vous de la mairie des lieux pour toute demande d’acquisition d’une concession funéraire. Une fois le paiement effectué, la mairie vous remettra un contrat reprenant les caractéristiques afférentes à la concession.

Le prix d’une concession varie d’une ville à l’autre

C’est la mairie qui fixe le prix de chaque concession de son cimetière. Le coût de la concession est alors très variable. Il tient compte aussi de plusieurs paramètres :

⦁ La durée d’usage de la concession

⦁ Le type de sépulture (concession funéraire ou concession cinéraire)

⦁ La taille de la concession (1m², 2m² ou plus de 6m², etc.)

⦁ Le nombre de personnes qui bénéficieront de la concession (concession individuelle, familiale ou collective)

⦁ Et l’emplacement de la concession dans le cimetière

À titre d’exemple, si vous achetez une concession funéraire individuelle de 2m² pour une durée de 15 ans à Strasbourg, vous payerez en moyenne 326 euros. Pour les mêmes caractéristiques, celle-ci vous coûtera en moyenne 503 euros à Lyon et 140 euros à Rennes. À Paris, la même concession pour une durée de 30 ans coûte en moyenne entre 1116 euros (Paris extra-muros) et 2461 euros (Paris intra-muros).

Le renouvellement de la concession doit être fait 2 ans avant la fin de la durée que vous avez choisie

Si vous avez choisi, par exemple, une concession de 15 ans, vous devrez la renouveler auprès de la mairie lors de la 13e année d’usage. Vous choisirez une nouvelle durée et payerez le tarif correspondant en vigueur. Dans le cas où vous n’effectuerez pas cette opération, la mairie est entièrement libre de reprendre ou de revendre la parcelle que vous avez achetée. Elle exhumera donc le corps du défunt et le déposera dans l’ossuaire du cimetière. La reprise de la concession devient une obligation pour la mairie lorsque :

⦁ La concession n’a pas été utilisée depuis une dizaine d’années (c’est-à-dire qu’il n’y a jamais eu d’inhumation)

⦁ La concession a plus d’une trentaine d’années

⦁ Celle-ci est à l’état d’abandon

Les conditions de partage dans une concession funéraire

La dernière demeure, formule évocatrice du moment le plus redouté de la vie humaine, n’intéresse la plupart des hommes que lorsqu’ils s’y trouvent confrontés. Pourtant de cette réalité peut surgir la n : Une personne étrangère à la famille peut-elle être inhumée dans une concession familiale ?

Le concessionnaire peut faire connaître son choix :

1. Soit au moment d’un décès, en acceptant l’inhumation de la personne décédée dans sa sépulture.

2. Soit de façon anticipée, en indiquant à l’avance au maire les personnes qui pourront y être inhumées. Selon qu’une ou plusieurs personnes ont été désignées comme bénéficiaires de la sépulture, on parlera alors de concession funéraire individuelle, collective ou familiale.

⦁ La concession familiale - Elle a vocation à accueillir celui qui l'a achetée, son conjoint, ses ascendants (père, mère…), ses descendants, mais également frères, soeurs, beaux-frères et belles-soeurs et autres collatéraux (oncles, cousins…). Mais l'acte de concession peut exclure certains de ces membres. Une personne extérieure à la famille peut y être inhumée dès lors que des liens particuliers d'affection l'unissaient au titulaire de la concession et que celui-ci en est d'accord (ou ses héritiers s'il est décédé).

⦁ La concession dite collective (et non familiale) - Uniquement les personnes désignées dans l'acte de concession (qu'elles soient ou non de la famille) peuvent y être inhumées.

Le plus grand cimetière de tous les temps : Facebook…

La firme américaine propose aux proches de les transformer en mémorial ou de la désactiver mais c’est un problème pour la CNIL : les profils restent stockés dans les serveurs

Sur un milliard d'internautes inscrit sur le réseau, pas moins de 2.890.000 utilisateurs vont mourir au cours de l'année 2012. Dès lors, que se passe-t-il pour leur profil Facebook ? En fait, il ne disparaît jamais tout à fait. 

Thierry, 48 ans, dont l'épouse est décédée voici 4 ans, continue de recevoir des demandes d'amis, lui rendant son deuil encore plus difficile. 

Il ne possède pas les codes d'accès de sa femme mais il partageait avec elle une boîte mail, ce qui explique les invitations qu'il ne cesse de recevoir. 

Facebook a ouvert depuis 2009, une page spéciale d’information qui permet, après l'envoi d'un acte de décès, de choisir entre deux options :

⦁ Fermer la page purement et simplement

⦁ La transformer en mémorial destiné à soi et aux amis proches.

Là où le bât blesse, les informations du profil de l'utilisateur décédé ne sont pas détruites et demeurent dans la mémoire des serveurs de Facebook. 

5 internautes meurent toutes les minutes à travers le monde, ainsi le réseau social devient " le plus grand cimetière de tous les temps". 

Le combat de la CNIL : La disparition totale.

Combien la situation doit être pénible pour une famille de découvrir, passé le choc de la disparition, que son proche est toujours sur Facebook.

Les procédures sont précises à suivre pour désactiver son profil et pouvoir ainsi faire son deuil. 

On a du mal à se dire qu'une fois décédé, l'internaute ne disparaît jamais complètement de l'espace numérique, et qu'il demeure stocké quelque part dans des serveurs.

 L'un des combats que mène la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) au niveau européen est d'obtenir la destruction effective et totale de ces profils. Autrement dit, pouvoir bénéficier d'un "droit à l'oubli". 

De plus en plus de testaments numériques

Le phénomène de la mort sur internet va devenir de plus en plus préoccupant car ceux qu’on appelle les "silver surfers" (les internautes âgés de plus de 70 ans), s'inscrivent de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux afin de garder le contact avec leurs enfants et leurs petits-enfants.

Des entreprises en ligne proposent donc aux internautes, quel que soit leur âge, de stocker de manière sécurisée leurs mots de passe, ainsi que des messages qu'ils souhaiteraient léguer après leur mort.

 Nous allons devoir envisager plus tard, cette solution au moment de rédiger notre testament, au même titre que nos dernières volontés.

Ecrire à qui, parmi les membres de la famille ou des amis, nous entendons léguer les codes d'accès.

Une perspective pas très drôle, mais qui risque de s'avérer indispensable.

 

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