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Des facteurs d’accidents mortels évitables

29/01/2019

Il y a des facteurs d’accidents mortels qui sont évitables. Parmi eux figurent les cas suivants : le décès par morsures de chien, la mort par noyade, le décès par électrocution.

Les décès par morsures de chien

Les résultats présentés confirment l’approche multidimensionnelle de la prévention des morsures de chien recommandée par la quasi-totalité des études antérieures, ainsi que par des organisations telles que les Centers for Disease Control and Prevention et l’American Veterinary Medical Association.

Basés sur les analyses sur une période de dix ans, les chercheurs ont identifié les facteurs suivants, hormis la question de race:

- aucune personne valide étant présente à intervenir (87,1%)
- la victime n'ayant aucun rapport familier avec le chien (85,2%)
- le propriétaire de chien a castré son chien (84,4 %)
- la capacité de la victime à gérer son interaction avec le chien (77,4 %)
- le propriétaire considérant son chien comme chien résident, plutôt que comme animal de compagnie (76,2 %)
- mauvaise gestion du chien (37,5 %)
- l'abus du propriétaire ou de la négligence du chien (21,1%)  

Les décès liés aux morsures de chien sont rares. Les méthodes utilisées dans cette étude peuvent conduire à une meilleure prévention. Après avoir identifié avec certitude les facteurs potentiellement évitables,  les auteurs recommandent leur méthode de codage comme un moyen d'améliorer la quantité et la qualité des informations recueillies dans l'enquête. Cette nouvelle étude et sa méthodologie complète offrent une excellente occasion pour les décideurs politiques, les médecins, les journalistes, toute personne concernée par la prévention des morsures de chien, à développer une compréhension de la nature multifactorielle des incidents graves et mortels.

Ces cas sont extrêmement rares, le total annuel de ces accidents mortels est constant. La responsabilisation des propriétaires d’animaux de compagnie est la principale clé de la prévention. Ces propriétaires ont une responsabilité sans équivoque pour l’humanisation des soins, y compris la castration ou la stérilisation de leurs chiens, la formation, la socialisation, une bonne alimentation et des soins médicaux. Tout cela permettant à ce qu’un animal de compagnie ne soit pas une menace. Une sensibilisation accrue de ces responsabilités peut être reflétée dans l'augmentation du pourcentage des enquêtes découlant de toute DBRF qui aboutit à des poursuites pénales des propriétaires et gardiens (compilées dans le cadre de l'enquête exhaustive de NCRC de chaque cas signalé).

La mort par noyade 

La noyade est une insuffisance respiratoire résultant de la submersion et ou l’immersion dans un liquide, notamment l’eau. La majeure partie des cas de noyade finit par le décès de la personne qui se noie. La terminologie adoptée est essentielle pour décrire le problème et permettre des comparaisons efficaces des différentes formes de noyade. Ainsi, cette définition de la noyade adoptée par le Congrès mondial de 2002 sur la noyade devrait être largement utilisée.

Lorsqu’une personne se noie, ses poumons vont se remplir d'eau et la possibilité de transférer l'oxygène dans le sang est diminuée. Lorsque la personne lutte pour ne pas respirer, l'eau entre en force dans les sinus. Perdre l’alimentation en air et l’utilisation de trop d'énergie conduira à une chute rapide de l'oxygène dans le sang, ce qui entraîne une perte de conscience dans un très court laps de temps et une issue fatale. La noyade est difficile à prouver au-delà de l'étape de la disparition accidentelle, simplement en raison de la nature dans laquelle elle s’est produite. Prouver qu’un individu, a, en quelque sorte aidé à supprimer un autre par noyade est difficile à établir et ne peut généralement être établi que s’il y a des blessures physiques telles que des coupures ou des contusions ou si une tierce personne est témoin oculaire de l'événement qui a eu lieu.

Le médecin pathologiste va tenter de reconstituer les faits en déterminant d'abord ce qui n'a pas eu lieu. Cela peut sembler un peu contradictoire, mais c’est la meilleure façon d'écarter les autres causes que le décès accidentel. Tout simplement, si le pathologiste a été demandé pour l'autopsie d'un corps qui a été retrouvé dans l'eau mais n'a pas de blessures physiques ou des problèmes cardiaques, la conclusion la plus probable est la mort par noyade qui sera ensuite répertoriée comme une issue fatale par mésaventure. En effet, il peut y avoir des occasions où il se révèle difficile d'établir si oui ou non le défunt était en vie quand il était sous l'eau. Cela parce que même si une personne sans vie est sous l’eau, le corps reste immergé pendant une période de temps, puis les poumons se remplissent également. Parfois, une condition appelée «noyade sèche» peut se présenter quand le nerf vague du larynx provoque un spasme lorsque l'eau a pénétré dans la gorge. Le passage vers les poumons est bloqué et toute l'eau qui s’y trouve ne peut pas en sortir et plus d'eau ne peut y entrer. L’individu dans ce cas succombe à un arrêt cardiaque.

Le médecin pathologiste recherchera toutefois des signes d'hémorragie, du sang dans les poumons, et aussi des prélèvements de l'environnement dans lequel le défunt a été trouvé (pierres ou des rochers, des preuves de griffure sur les doigts si la victime a tenté de s’échapper). Il tentera également de fournir la preuve que la personne a perdu la vie dans l'eau douce ou salée. Ceci est particulièrement utile s’il y a des soupçons dans l’enquête. Par exemple, si la victime est retrouvée dans de l'eau salée, mais l'eau dans ses poumons est l'eau douce, on peut raisonnablement supposer qu’il y a anguilles sous roches. Sans ces tests particuliers, prouver le crime par noyade est difficile pour un pathologiste.

En 2004, on estime que 388 000 personnes sont mortes de noyade, faisant de la noyade un problème majeur de santé publique dans le monde entier. Il convient de garder à l'esprit qu'il y a un large éventail d'incertitude autour de l'estimation des décès par noyade et que le problème global est beaucoup plus grand que ce que ces chiffres révèlent. Il s'agit notamment des problèmes avec la façon dont les données sont classées, ce qui signifie que ces chiffres globaux comprennent la noyade due aux inondations (cataclysmes), mais également les mésaventures lors d’un séjour en mer… Les statistiques sur les noyades non mortelles dans de nombreux pays ne sont pas disponibles ou ne sont pas fiables. La grande majorité (environ 96 %) de tous les décès par noyade survient dans des pays à revenu moyen et faible. Les régions du Pacifique occidental et l'Asie du Sud-est représentent 60 % de cette mortalité. En général, les enfants de moins de 5 ans présentent les taux de mortalité par noyade les plus élevés dans le monde entier.

L’électrocution

L’électrocution est l'introduction soudaine et involontaire de grandes quantités d'électricité dans le corps humain. Elle tue beaucoup de personnes chaque année et résulte normalement d’un accident. Un courant de faible intensité peut être introduit dans le corps et ne cause rien de plus que des engourdissements des membres, qui peuvent durer de quelques minutes à quelques heures. Cependant des niveaux élevés d’électricité introduits dans le corps peuvent tuer instantanément en traversant  le corps et en tentant de le quitter en suivant le chemin le plus court vers le sol. Les chocs de haut niveau passent simplement à travers le corps à grande vitesse et arrêtent le battement du cœur entraînant une mort immédiate.

Les courants de faible niveau peuvent affecter les battements du cœur de l'homme. Ces courants alternatifs (AC) introduites dans le corps peuvent causer des arythmies cardiaques. Dans de nombreux cas, l’électrocution à faible intensité ne laisse pas d'indicateurs visuels externes alors qu’elle provoque une sensation de brûlure de la peau et des cheveux et laisse des cicatrices très visibles. Dans de très rares cas, l'électrocution peut être utilisée comme un moyen de suicide ou pour assassiner quelqu’un. La méthode choisie pour ces rares cas est de jeter un appareil électrique dans un bain d'eau de sorte que la charge soit libérée dans l'eau et la victime (ou bien dans le cas d’un suicide) est électrocutée. L'eau transporte des charges électriques et si un individu est immergé dans de l'eau. Echapper à cette charge électrique soudaine est difficile, voire impossible.

Pour la plupart des cas, l’électrocution est le résultat d'un accident du travail ou de bricolage dans lequel l’électricité n’a pas été correctement entretenue ou installée. En outre, dans certaines circonstances extrêmes, la victime peut être électrocutée par la foudre. Un éclair peut contenir environ 3 à 200 millions de volts d'électricité, mais les blessures sont graves lorsque le corps convertit l'énergie électrique en chaleur puis brûle son chemin à travers le corps. Certains scientifiques pensent que la foudre peut être la cause de SHC (Spontaneous Combustion humaine)  un phénomène, qui, depuis de nombreuses années a été considéré comme une légende urbaine. Au cours d'une autopsie dans laquelle l’électrocution a été la cause du décès, le médecin va chercher la carbonisation ou des marques de brûlures autour du point où l'électricité est entrée dans le corps. La peau cloque et devient rouge. 

Sources : nationalcaninresearchcouncil.com / exploreforensics.co.uk / who.int

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