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Difficile de parler de la mort aux patients mais il le faut !

30/10/2018

Le traitement des patients doit être amélioré par les médecins à mesure que la fin de vie des patients approche. « Ma mère âgée de 94 ans est victime d’un accident vasculaire cérébral » raconte le docteur et écrivain Luisa Dillner. A son chevet avec des membres de la famille, je la vois rendre son dernier souffle. Le médecin lui ouvre et éclaire les yeux, puis tâte sa poitrine. Les rideaux de l'hôpital sont fermés et mes enfants pleurent, c’est la fin…

Un meilleur traitement des patients

Trois jours avant sa disparition, sa mère a eu un accident vasculaire cérébral et une fracture de la hanche alors qu’elle était en très bon état de santé. La doctoresse Luisa est sidérée, malgré sa pratique de la médecine qu’elle qualifie de « rouillée », et trouve que c’est une perte de temps qu’un jeune médecin demande encore à ce qu’on fasse à sa mère un scanner supplémentaire de la hanche alors qu’elle en souffre déjà beaucoup. Elle discute avec un personnel médical pour demander à ce qu’il n’y ait plus d’examens complémentaires à faire à sa mère car cela n’aurait pas changé grand-chose à son état. Le lendemain, sa mère mange du yaourt, assise dans son lit.

Ayant lu le rapport du Royal College of Physicians intitulé « Talking About Dying » publié il y a deux semaines, le Dr Luisa s’adresse aux médecins : « Pouvez-vous continuer à examiner, traiter et soigner les patients s’il vous plaît ? ». En effet, cet ouvrage reconnaît que les médecins, plus particulièrement ceux dans les hôpitaux, ont du mal à s’adresser aux patients et à leurs proches afin de parler ouvertement de la possibilité d’une issue fatale. Souvent, ils ne le font tout simplement pas et cela est regrettable pour la famille qui souhaiterait savoir exactement à quoi s’attendre. Un adulte sur trois admis à l’hôpital et près de 80% des résidents des foyers de soins sont dans leur dernière année de vie.

Eviter un traitement inutile, agressif et futile...

Fait partie des obligations des médecins et autres professionnels de la santé de prendre soin de leurs patients. Parmi ces obligations figure l’importance de dire réellement ce qui va se passer pour les patients en fin de vie, cela pour éviter un traitement agressif, futile et inutile. Les faux espoirs sont également immoraux et l’honnêteté est importante selon le Dr Luisa, ajoutant que le scanner qu’on leur a demandé de faire n’aurait rien changé à la disparition de sa mère. La famille peut choisir d’aider les médecins en terme quantité et de meilleurs soins pour le patient en fin de vie. Cependant, qui dit « fin de vie » ne veut pas dire dans que le patient va mourir dans les deux prochaines semaines mais cela peut durer dans les douze prochains mois à venir. 

Source: Theguardian.com

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