Carnet

Eglise catholique : Un prêtre peut-il refuser de célébrer un enterrement?

01/08/2018

Voici quelques notes importantes quant aux dispositions que prend l’Eglise concernant l'octroi de traités ecclésiastiques ou leur dénégation, selon le liturgiste Don Enrico Finotti. Le relativisme religieux et moral nécessite un argument spécifique. L'Église, par le mandat même du Seigneur, se rapporte à tous les peuples et est envoyée à toutes les nations de la terre jusqu'à la fin des siècles.

La mission des églises 

Afin de mener à bien sa mission, l’église utilise trois instruments connus: le Catéchisme (la foi); le livre liturgique (la grâce); le Code de Droit Canon (la discipline).

- Les funérailles ecclésiastiques doivent être données aux fidèles partis conformément à la loi.

- Les funérailles ecclésiastiques, avec lesquelles l'Église implique une aide spirituelle pour les morts et honore leurs corps, et qui, ensemble, apportent le réconfort de l'espoir vivant, doivent être célébrés selon les lois liturgiques.

- L'Église recommande vivement que la pieuse coutume d'ensevelir les corps des morts soit conservée; cependant, il n'interdit pas la crémation, à moins qu'elle n'ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne.

Dans la Communion des Saints, l’église invoque les âmes bénies qui jouissent déjà de la vision de Dieu et prie pour ceux qui sont encore en purification. C'est pourquoi elle ne cesse jamais d'offrir le Sacrifice Divin tous les jours en l'honneur des Saints et à la délivrance des âmes en peine. Elle exhorte également les fidèles à une prière constante pour leurs proches décédées, pour une résurrection et la vie éternelle. 

Les personnes qui ont droit à des funérailles ecclésiastiques

D’après le Code de Droit Canon, les personnes touchées par la privation de funérailles ecclésiastiques sont les suivantes, si avant la mort, ils n'ont donné aucun signe de repentance : 

- Celles qui sont des apostats notoires, des hérétiques, des schismatiques

- celles qui ont choisi la crémation de leur corps pour des raisons contraires à la foi chrétienne;

- les pécheurs manifestes, à qui il n'est pas possible d'accorder les funérailles sans scandale public des fidèles.

Toutefois, la loi de Dieu, qui veut que son Eglise une religion légitime, conformément à sa pensée, qui est selon le dogme de la foi catholique, pratiqué par des gens se conforment objectivement et publiquement à la repentance chrétienne ou du moins formellement exprimé avant la mort corporelle. L'Eglise a le devoir de remplir ce droit, en vérifiant le statut canonique du défunt et en célébrant les funérailles conformément aux lois liturgiques.

Le droit du défunt, doit être respecté dans son libre choix, même s'il diffère des principes de la foi professée par l'Église. L'Église a le devoir, après avoir déclaré son jugement sur le sujet et avec un profond regret d'esprit, de respecter la volonté du défunt.

Le droit du peuple de Dieu et de toute la société, qui doit être adéquatement informé et éduqué sur la pensée du Christ et de l'Église concernant la vie, la mort, l'éternité, le bien et le mal, le bien et le mal, le vrai et le faux. L'Église a le devoir de manifester clairement à tous la doctrine du Christ et de donner à ses enfants une éducation juste, à travers ses lois canoniques et ses rites liturgiques.

En conclusion…

L'Église catholique n'est pas une institution sociale, dédiée aux services humanitaires en général, destinée à quiconque en fait la demande. En particulier, il n'offre pas un service funéraire indifférencié, au-delà de toute appartenance religieuse ou choix moral. L'Église ne célèbre que les Traités de ses enfants, les baptisés, qui vivent en public et actuellement dans sa communion. Voilà pourquoi, aussi bien dans les livres liturgiques que dans le Code de droit canonique, il n'y a aucune mention de « mort » en général, mais toujours «fidèles défunts», selon la célèbre affirmation du Canon romain: Memento etiam, Domine , famulorum famularumque tuarum, ici praecesserunt cum signo fidei, et dormiunt dans somno pacis.

Source: It.aleteia.org

 

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