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Emplois funéraires : de plus en plus de jeunes

06/12/2018

Juste après la Seconde Guerre mondiale, de plus en plus de jeunes se sont intéressés aux emplois liés aux pompes funèbres. Ces personnes prennent aujourd'hui leur retraite et laissent place aux nouvelles recrues. Les personnes âgées de plus de 65 ans devraient croître rapidement dans les décennies à venir. En pratique, une population vieillissante entraîne une augmentation des besoins en professionnels funéraires. La profession de directeur de pompes funèbres en fait partie. Secteur souvent non priorisé par les chercheurs d’emploi surtout la plupart des jeunes, le milieu funéraire est à découvrir et recrute dans des activités de conseil, soins aux défunts ou cérémonie. Chaque minute, plus d’une centaine de personnes perdent la vie. En France, le marché funéraire est estimé à 2,5 milliards d’euros contre 1,5 milliards en 2014 en Allemagne. Pour ce qui est de la Grande-Bretagne, le secteur funéraire est évalué à 2 milliards de livres soit de 2,3 milliards d’euros. D'ici à 2050, le taux annuel de mortalité en Amérique augmentera à 10,2 pour 1 000 personnes contre 8,3 pour 1 000 aujourd'hui. Quant à l'Espagne, on parle d'une augmentation de 12,8 pour 1 000 contre 9,1 actuellement. En Italie, le taux annuel de mortalité va grimper de 10,6 pour 1 000 à 13,7 pour 1 000. L’Insee indique que le nombre de décès s’élève à plus de 550 000 par an et devraient atteindre les 600 000 morts avant 2030.

Pourquoi une école de directeur de services funéraires ?

Les directeurs de services funéraires ou de pompes funèbres fournissent des services à la fois au défunt et au deuil. Les pratiques funéraires et les rites varient selon les cultures et les religions, mais partagent généralement des éléments communs: transporter le défunt, préparer les dépouilles, une cérémonie en l'honneur des disparus et combler les besoins spirituels de la famille ainsi que l'enterrement ou la crémation. Pour cela, ils doivent connaître de nombreuses religions et groupes ethniques.

Ils doivent être compatissants et pourtant professionnellement retirés pour donner le meilleur d’eux-mêmes pour le service au deuil. Bien que la famille et son conseiller spirituel prennent habituellement les décisions environnant le service funéraire ou commémoratif, les directeurs des funérailles travaillent en étroite collaboration avec ces personnes pour peaufiner le déroulement des événements. Ils sont habilités à préparer les avis de décès, organiser la préparation des tombes et des installations et assurer le transport du défunt et de sa famille. Ils doivent également se préparer à quitter les frontières nationales si besoin. Ils s'occupent des documents tels que l'assistance aux membres de la famille avec les avantages des anciens combattants et la sécurité sociale, et sont une ressource d'information et de référence pour traiter les polices d'assurance ou encore les pensions.

Une autorisation d’exercer

Après avoir suivi une formation liée à la profession, les directeurs de services funéraires sont autorisés à exercer. Ils peuvent prendre la décision d’avoir un crématoire sur place ou prendre des dispositions pour avoir une telle installation. Une école dédiée aux pompes funèbres prépare le directeur de funérailles à des cours de pathologie et de physiologie, anatomie, crémation, gestion d'entreprise, systèmes informatiques, sociologie, psychologie, droit, d'éthique et de réglementation, communication, de funérailles et le droit des affaires. Un apprentissage doit également être complété. 

Selon la réglementation de l’Etat ou du pays, l'apprentissage peut durer de un à trois ans. Sous la tutelle d’un directeur funéraire agréé et expérimenté, l'apprentissage peut être suivi avant, pendant ou après l'école mortuaire. Les examens du Conseil d'État, qui varient d'un État à l'autre, doivent être complétés. Le directeur de funérailles a une position très importante dans la communauté. Une bonne école de services mortuaires est une excellente préparation pour cette profession stimulante et honorable. Pour exercer le métier de gestionnaire d'entreprise de pompes funèbres,  conseiller funéraire et maître de cérémonie, il est obligatoire d’obtenir un diplôme délivré sur examen. 

Les métiers de maître de cérémonie, thanatopracteur, médecin légiste ou encore conseiller funéraire sont loin des préjugés. Ils ne font pas peur malgré le fait qu’ils côtoient de près la mort au quotidien. Pour devenir thanatopracteur, il faut un diplôme d’Etat. L’Association des thanatopracteurs de France indique qu’il y a près de 700 thanatopracteurs en activité, qu’ils travaillent au sein d’une entreprise de pompes funèbres ou en indépendants. La médecine légale quant à elle est particulièrement fascinante et attire les vocations. Il faut suivre des études et se spécialiser en psychiatrie médico-légale, balistique ou en anatomo-pathologie. Contrairement à ce qu’on croit savoir sur ce métier, le rôle du médecin légiste ne se résume pas uniquement à la pratique des autopsies.

Une évolution sociétale…

Bien que le secteur soit un peu laissé dans l’ombre, le développement des services funéraires, à savoir le grand nombre d’issues fatales en institution ou à l’hôpital, la prévoyance des obsèques par les personnes âgées et isolées, l’augmentation des crémations ou encore le désir de certaines familles à laisser les professionnels funéraires en charge de toutes les démarches ou leur difficulté à célébrer la fin de vie…, a été favorisé par les évolutions sociétales de ces dernières années. Les services proposés par les professionnels sont de plus en plus étendus. On parle ici d’accompagnement, crémation, assurances, obsèques et organisation de cérémonie.

De nombreux emplois sont disponibles dans le milieu funéraire. Grâce à des formations facilement accessibles par tout le monde, on compte entre autres les métiers de marbriers, porteurs, assistant, gestionnaire d’entreprise de pompes funèbres ainsi que des conseillers funéraires. Ces derniers sont formés pour accompagner, conseiller et orienter les familles qui se rendent dans une agence de funérailles suite à la disparition d’un être qui leur sont cher. Ce sont des commerciaux dans le secteur qui ont un bon sens des relations humaines, de l’accueil et de l’organisation tout en proposant des services adaptés à chaque situation donnée et s’adaptent à l’exigence de la famille. Important que les personnes qui travaillent dans le milieu funéraire aient du tact et un bon équilibre psychologique et humain.

Les emplois liés à la mort intéressent davantage les gens en quête de métier « qui ait du sens », étant donné que travailler dans cette ambiance n’est certes pas évident et est souvent considéré à tort comme étant morbide. Dans ce secteur peu connu, il y a des opportunités d’évolution. Un agent funéraire stagiaire peut progressivement accéder à la place de directeur d’agence en gravissant les échelons. 

Source: Commonwealthinstonline.com

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