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Faire « parler » les cadavres de personnages historiques

HOMMAGES : Textes - Poèmes - Lettres ouvertes

21-03-2013
Un peu d’ADN, une bonne dose de rayons X et on peut faire parler des cadavres.
  • La tête du roi de France Henri IV (recemment authentifiée), a livré ses secrets à l’équipe de Philippe Charlier médecin légiste - anthropologue, montrant un profil génétique commun avec Louis XVI.
  • Le mythe des restes attribués à Jeanne d’Arc se sont avérés être ceux d’une momie égyptienne !
  • L’empoisonnement d’Agnès Sorel (favorite de Charles VII) au mercure fut dévoilé à partir d’un poil d’aisselle !
Les fragments du « cœur de lion » : Richard Ier d’Angleterre
On apprend que le cœur du souverain au courage légendaire aurait fait l'objet d'un embaumement particulier, peut-être dans le but de lui épargner quelques années de purgatoire.
Mort, pour avoir omis d'enfiler sa cote de maille, Richard Ier, roi d'Angleterre était reconnu pour sa bravoure, surnommé « Richard Cœur de Lion », il est décédé sans doute des suites d'une septicémie ou de la gangrène le 6 avril 1199 près de Limoges. (Touché à l'épaule gauche par une flèche d'arbalète 12 jours plus tôt).
C'était alors la coutume pour les défunts de l'aristocratie :
  1. Ses viscères furent enterrés sur le champ de bataille
  2. Son corps à l'Abbaye de Fontevraud (où reposait déjà son père Henri II)
  3. Son cœur fut embaumé et déposé à Notre-Dame-de-Rouen.
Au Moyen-âge, le cœur des défunts bénéficiait de soins particuliers, car il était censé abriter leur âme...
C'est pour mieux comprendre ces techniques d'embaumement médiévales que l'équipe de Philippe Charlier s'est intéressée à cet organe royal, le plus vieux cœur embaumé étudié à ce jour.

source d'après : lefigaro.fr/sciences

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