Carnet

Fleurs sur les tombes, l'homme préhistorique aussi ...

CELEBRATIONS DU MONDE

07-10-2013
Découverte : la plus ancienne preuve d'utilisation de fleurs lors d'un rite funéraire.
En analysant des empreintes en Israel autour de sépultures datant du Mesolithique ; les scientifiques ont trouvé une preuve que les morts enterrés étaient posés sur un matelas de fleurs. L’étude récente porte sur :
  • 4 chambres funéraires du site israélien du Mont Carmel
  • Les squelettes datant d’environ 12.700 ans (estimation à 1 000 ans près) selon une datation au carbone.
  1. Les morts étaient posés sur un lit de plantes : plantes aromatiques, menthe, sauge, scrophulaire…aux couleurs vives lors de leur floraison, laissant penser qu’elles étaient choisies pour leurs qualités esthétiques.
  2. Les empreintes des plantes ont été trouvées uniquement dans les sites funéraires et pas dans les autres zones de la grotte, ce qui renforce la théorie selon laquelle les plantes étaient placées intentionnellement dans le cadre d’un rite funéraire.
Ils ont vécu en méditerranée il y a de 10.000 à 15.000 ans, les « Natoufians » seraient la première société de "chasseurs-cueilleurs" ayant évolué vers la sédentarisation. La découverte révèle les pratiques et la conception de la mort :
  1. Les enterrements fleuris étaient destinés à rendre les morts plus "confortables"
  2. Le signe de la préoccupation de leur bien-être après la mort
La tombe aux fleurs
Le site préhistorique de Shanidar situé dans le Kurdistan et de quatre restes de Néandertaliens, découvert au début des années 50, avait donné lieu à un record d’ancienneté des rituels funéraires (60 000 ans).
Shanidar IV (squelette d'un homme adulte âgé entre 30-45 ans) avait été retrouvé en position fléchie sur le côté avec une concentration de pollen nettement supérieure à ce qui avait été trouvé dans d'autres parties du site.
Cette découverte d’une importance capitale impliquerait que l’homme de Néandertal avait un esprit proche du nôtre : enterrant et prenant soin de ses morts.
Mais, de nos jours, les archéologues sont peu nombreux à accepter cette thèse. La présence d’un animal fouisseur ayant creusé des terriers sur le site, serait une explication plus plausible aux traces de pollen retrouvées.

Source : science now

Thematiques

← Article précédent
Article suivant →