Carnet

Hommage à notre génie à puces

24/09/2012

L’annonce du décès de Roland Moreno, à la radio :

  1. " Le génial inventeur de la carte à puce, blablabla
  2. La carte bancaire lui doit tant, blablabla,
  3. Et la carte Vitale, et la carte SIM, et la carte Moneo, et blablabla."

Outre la tristesse de la nouvelle, la platitude de l’hommage, ponctuée d’un invraisemblable :
"Aux Etats-Unis, il serait devenu aussi riche que Bill Gates".
Il faut rendre justice à la véritable personnalité de cet inventeur qui râlait souvent contre ceux qui cherchaient à contourner ses brevets (Dieu sait qu’ils ont été légion), il était à mille lieux d’avoir pour obsession de figurer dans le palmarès des grandes fortunes.

Le nom de code de sa fameuse carte à puce était TMR ( "Take the money and run" ).
Un gag qui vous présente tout de suite le personnage.

La caste informatique de l’époque, principalement constituée des ingénieurs de CII-Honeywell Bull détestait ce doux rêveur dont elle avait détecté la dangerosité potentielle.
Il savait et proclamait le décès de la grande informatique centralisée , et que des inventeurs qui lui ressemblaient allaient révolutionner l’informatique.
Impossible d’évoquer la mémoire de Roland Moreno sans signaler sa passion pour la presse, même si sa propre expérience dans ce domaine s’est limitée, dans sa jeunesse, à un job de coursier à L’Express.


Pas son genre d’être Milliardaire !


S’il avait organisé sa vie et ses activités professionnelles autour de l’exploitation systématique de sa carte à puce (et de ses nombreuses autres idées) Roland Moreno aurait pu devenir très très riche.
Parmi ses trouvailles (dûment expliquées, schémas à l’appui), il faut aussi signaler :

  • Le radoteur
  • Le synok
  • Le pianok et le …
  • Matapof (machine à tirer à pile ou face).

Il évoque aussi la mort dans son livre : "La Théorie du bordel ambiant"
(Paru en 1990 chez Belfond et réédité, en 2002, aux éditions de l’Archipel)

Dans le film de Claude Sautet, "Les Choses de la vie", Michel Piccoli, victime d’un accident, revoit sa vie qui défile. Morano écrivait : Ceux qui ne connaissent pas ce film, ni le roman dont il est tiré, "ignorent selon moi plusieurs trucs importants sur la mort".

"Il n’y a en effet que deux instants qui caractérisent la mort : le dernier instant, et l’instant. Il n’y a pas d’après".
 
Source : Inspiré de l’article de Anne-Marie Rocco - challenge.fr

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