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Jour du souvenir : hommage aux terribles pertes de la Première Guerre mondiale

CELEBRATIONS DU MONDE

07-11-2014

OTTAWA - Pour les Canadiens, le jour de souvenir des morts de la 1ère guerre mondiale est un hommage à tous les militaires morts et une célébration des Forces canadiennes.


Le bilan de la victoire de 1918 fut lourd. Sur une population d'environ 7,8 millions, le Canada avait mis environ 620 000 hommes et femmes en uniforme pendant la guerre, dont près de 10% y ont laissé leurs vies. En 1919, il y avait des appels à une sorte de commémoration afin de pleurer les morts et rendre hommage aux centaines de milliers de personnes qui se sont battus.


Il a d'abord été appelé Jour de l'Armistice, rappelant l'accord de cessez-le du 11 novembre 1918 en guise de répit après plus de quatre ans de carnage. Au Canada, de 1921 à 1930, le jour de l'Armistice était le lundi de la semaine qui était tombé le 11 novembre. Mais ce lundi était aussi un jour de Thanksgiving et de nombreux anciens combattants ont été bouleversés à la combinaison d'une commémoration solennelle et d’une autre célébration.


Comme les monuments commémoratifs et cénotaphes furent construits dans les villes et villages à travers le pays, beaucoup y sont réunis pour le 11 novembre en guise de commémorations. Lors de son congrès de fondation à Winnipeg, la Légion royale canadienne a adopté une résolution affirmant que l'Armistice devrait être de 11 novembre et a commencé à faire pression sur le Parlement à inscrire la date dans la loi. En 1931, un député Colombie-Britannique, Alan Neill, a présenté un projet de loi pour fixer la date de 11 novembre et le renommer en Jour du Souvenir.


Le jour du Souvenir est un jour férié pour le gouvernement fédéral du Canada ainsi qu'en Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Yukon, Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.


Le député néo-démocrate Dan Harris a un projet de loi d'initiative parlementaire à la Chambre des communes qui rendrait le Jour du Souvenir en un jour férié national. Le coquelicot rouge, symbole omniprésent de commémoration qui fleurit sur les revers canadiens chaque Novembre, a été toujours lié à la Première Guerre mondiale et ses victimes par le poème de John McCrae, In Flanders Fields.


Mais son utilisation a été défendue par une femme américaine, Moina Michael, qui a été séduite par le poème de John McCrae et a mené une campagne réussie pour que l'American Legion adopte le coquelicot comme le symbole officiel de commémoration en 1920. Il se répandit bientôt en France et par la suite année, il avait également été adopté au Canada, la Grande-Bretagne et en Australie.


Après sa création en 1925, la Légion royale canadienne a mené la campagne annuelle du coquelicot. En 1939, le Monument commémoratif de guerre à Ottawa dominant a été officiellement inauguré par le roi George VI. Le cénotaphe pour commémorer les morts de la Première Guerre mondiale a été dévoilé quelques mois avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.


Il porte maintenant les dates de ces deux guerres, ainsi que la guerre de Corée. Le gouvernement conservateur a dit vouloir ajouter les dates de la guerre en Afghanistan. La pièce maîtresse du jour du Souvenir est maintenant le principal service au Monument commémoratif national à Ottawa.

 

Source: www.brandonsun.com

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