Carnet

L’aquamation : une crémation écologique par l’eau

05/06/2018

Après l’annonce d'un décès, l’inhumation et la crémation par le feu ont toujours été considérées comme étant les pratiques funéraires généralement utilisées par la famille. Cependant, il existe une autre technique appelée l’aquamation que l’on doit à une biologiste suédoise, qui, elle, est moins connue pour les humains mais généralement réservée aux animaux depuis de nombreuses années. 


Un procédé qui fait appel à la science…

Le chimiste Yannick Bergeron explique la méthode écologique qu’est l’aquamation. En brûlant un corps humain à plus de 1200°C lors d’une crémation, 160 kg de CO2 en dégage contre 1 kg seulement pour une aquamation. Pour ce faire, un grand cylindre métallique clos avec deux parois recueille la dépouille. Vient ensuite l’hydrolyse alcaline, un procédé qui permet de remplir 300 litres de 95 % d’eau et de 5 % d’un mélange, pratiquement plus puissant à 1 million de fois que le bicarbonate de soude, facilitant la décomposition du corps. L’eau est chauffée à basse pression sans être portée en ébullition pendant une demi-journée, qui sera ensuite versée dans un système de traitement des eaux.


Que se passe-t-il après l’aquamation ?

Après la décomposition du corps, on peut récupérer 80% de la masse osseuse contre 100% pour la crémation. Les os qui deviennent plus mous sont réduits en poudre à la dernière étape. Tous les objets qui y sont incorporés lors de son vivant, notamment les implants, prothèses ou encore plombages, sont récupérés dans un mini-cercueil biodégradable. Par ailleurs, la famille peut demander à l’inhumer si elle le souhaite. 

Source: Ici.radio-canada.ca