Carnet

L'art d'accompagner les mourants

13/12/2012

La pionnière du grand passage


Elisabeth Kübler-Ross, psychiatre fait partie des femmes qui ont paradoxalement sauvé l’Occident en réapprenant l’art le plus humain (et le plus mystérieux) : l’accompagnement des mourants.

La terreur de la plupart des gens, médecins inclus, vis-à-vis de la mort l’a tant sidérée qu’elle dut s’occuper des mourants.
Elle avait spontanément découvert à 16 ans, les grandes phases du deuil en aidant un ophtalmologue à consoler ses patients de la perte de leurs yeux.
Peu après, elle avait reçu son baptême du feu aux portes des camps de la mort, où certains rescapés lui enseignèrent sans un mot la plus ancienne des sagesses.
Elle se retrouve (malgré ses supérieurs) : Pionnière de la redécouverte de l’art de mourir
(qui exige de ceux qui le pratiquent d’avoir effectué un profond travail introspectif sur leur propre mortalité).


La plus belle preuve est donnée par les enfants


Peur de mourir et peur de vivre sont les deux faces d’une même réalité.
Le déni de la mort est hautement pathogène.
Entouré d’amour et d’ouverture (ce qui suppose de chacun un profond travail sur soi), l’être humain retrouve la sagesse de l’art de mourir des plus anciennes traditions.
Les petits humains se comportent souvent de façon étonnante aux portes de la mort.
Elisabeth Kübler-Ross les appelle : « mes véritables professeurs ».


Les phases du deuil


Toute perte passe schématiquement par 5 phases (il est utile de les connaître et de les distinguer pour mieux s’aider les uns les autres à les traverser :

  • Le déni
  • La révolte
  • Le marchandage
  • La dépression
  • Et enfin l’acceptation.

Sur les grandes phases de l’agonie, (EKR) Elisabeth Kübler-Ross est devenu un guide précieux pour tous les accompagnateurs en soins palliatifs.
Nos quatre aspects fondamentaux :

  1. Physique, émotionnel
  2. Intellectuel et spirituel.

Dans l’ordre qui va du plus physique au plus immatériel et pour aider l’autre de façon efficace, s’il est au plus mal, il est essentiel de tenir compte de chacun de ces quadrants.
Avant que l’on puisse sérieusement aborder un accompagnement spirituel, commencer par soulager la souffrance physique avant de se préoccuper des peines affectives.


« Nous sommes tous des chrysalides »


Les enfants déportés avaient dessiné dans les baraques des centaines de papillons. EKR en a fait son totem.
Une vie bien vécue vous apprend au moins une chose :
« Au moment de mourir, notre cocon s’ouvre et nous devenons papillons. » Ce sont les enfants qui, comprennent le mieux les règles de la métamorphose :
« La mort, lui ont-ils suggéré, est un nouveau soleil ».  
Pour les adultes, il nous faut tout un travail sur soi, ardu et douloureux, pour parvenir à « achever le business inaccompli ». « Je sais bien que je dois encore travailler la patience, l'indulgence, le lâcher-prise. Ensuite seulement, j'aurai le droit de mourir ».
Personnalité unanimement reconnue comme une des plus influentes du 20ème siècle, le Docteur Elisabeth Kübler-Ross n’a laissé indifférent aucun de ceux qui l’ont lu, écouté ou connu.

Source : d’après article psychologies.com
Ses Ouvrages : ici

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