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LE PLUS GRAND CIMETIERE DE TOUS LES TEMPS : FACEBOOK

MEDIAS

05-11-2012

Profils Facebook de personnes décédées La firme américaine propose aux proches de les transformer en mémorial ou de la désactiver mais c’est un problème pour la CNIL : les profils restent stockés dans les serveurs
Sur un milliard d'internautes inscrit sur le réseau, pas moins de 2.890.000 utilisateurs vont mourir au cours de l'année 2012. Dès lors, que se passe-t-il pour leur profil Facebook ? En fait, il ne disparaît jamais tout à fait.
 

Thierry, 48 ans, dont l'épouse est décédée voici 4 ans, continue de recevoir des demandes d'amis, lui rendant son deuil encore plus difficile.
Il ne possède pas les codes d'accès de sa femme mais il partageait avec elle une boîte mail, ce qui explique les invitations qu'il ne cesse de recevoir.
 
Facebook a ouvert depuis 2009, une page spéciale d’information qui permet, après l'envoi d'un acte de décès, de choisir entre deux options :

  • Fermer la page purement et simplement
  • La transformer en mémorial destiné à soi et aux amis proches.
Là où le bât blesse, les informations du profil de l'utilisateur décédé ne sont pas détruites et demeurent dans la mémoire des serveurs de Facebook.
5 internautes meurent toutes les minutes à travers le monde, ainsi le réseau social devient " le plus grand cimetière de tous les temps".
 
Le combat de la CNIL : La disparition totale.
Combien la situation doit être pénible pour une famille de découvrir, passé le choc de la disparition, que son proche est toujours sur Facebook.
Les procédures sont précises à suivre pour désactiver son profil et pouvoir ainsi faire son deuil.
On a du mal à se dire qu'une fois décédé, l'internaute ne disparaît jamais complètement de l'espace numérique, et qu'il demeure stocké quelque part dans des serveurs.
 L'un des combats que mène la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) au niveau européen est d' obtenir la destruction effective et totale de ces profils. Autrement dit, pouvoir bénéficier d'un "droit à l'oubli".
 

De plus en plus de testaments numériques
Le phénomène de la mort sur internet va devenir de plus en plus préoccupant car ceux qu’on appelle les "silver surfers" (les internautes âgés de plus de 70 ans), s'inscrivent de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux afin de garder le contact avec leurs enfants et leurs petits-enfants.

Des entreprises en ligne proposent donc aux internautes, quel que soit leur âge, de stocker de manière sécurisée leurs mots de passe, ainsi que des messages qu'ils souhaiteraient léguer après leur mort.
 Nous allons devoir envisager plus tard, cette solution au moment de rédiger notre testament, au même titre que nos dernières volontés.
Ecrire à qui, parmi les membres de la famille ou des amis, nous entendons léguer les codes d'accès.
Une perspective pas très drôle, mais qui risque de s'avérer indispensable.

Source : nouvelobs.com

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