Carnet

Les funérailles ne s'improvisent pas

14/12/2012

Demandez à un Français Quadra ce qu'il souhaite pour ses  obsèques, la plupart du temps il répondra :

  • Qu'il ne veut pas de tralala, le "ni fleurs ni couronnes" est plus répandu que l’on ne croit
  • Qu'on le mette entre quatre planches en sapin, qu'on le brûle, et que l'on disperse ses cendres..."
  • Pas de pompes funèbres
  • Pas de cérémonie religieuse
  • Pas de sépulture... 

Ces volontés réservées aux sorcières ou aux pires des mécréants, étaient la plus grande des indignités en Occident, aujourd’hui c’est en passe de devenir la tendance…


Une expansion spectaculaire pour la crémation.


Moins de 1 % des obsèques en 1980.
Elle atteint aujourd’hui un taux de 32 % en France (et près de 50 % dans nombre de grandes villes).
Phénomène générationnel, les contrats d'obsèques prévoient majoritairement ce mode de sépulture.
Les funérailles sont le dernier moment collectif avant un cheminement solitaire dans le deuil.
Contrairement aux célébrations religieuses, Les obsèques n'ont aucune légitimité à s'occuper de l'âme du défunt (contrairement aux célébrations religieuses).
Dans un moment traumatique, l’objectif est d’aider les vivants.
 

Les obsèques ne s'improvisent pas.


Avec des hommages personnels, l'émotion est grandissante :

  1. Des photos
  2. La chanson préférée du défunt
  3. Eloge funèbre du meilleur ami …

 

L'émotion est ce qui va rendre réceptifs les membres de l'assistance.
Mais ne rien leur donner ensuite, ce serait laisser un grand vide que de rien donner ensuite. Il faut donc introduire du rituel qui seul peut donner sens à l’hommage.
Les rites funéraires ont pour objectifs :

  • D'affecter une place physique au défunt  
  • De lui assigner un lieu symbolique (l’ailleurs)
  • De rétablir l'ordre social de la communauté (perturbé par le décès d'un de ses membres)
  • D'aider les proches à faire le travail de deuil.

A cause la violence de la séparation subite, quelqu'un qui vient de perdre un proche ne peut que se sentir incompris dans sa peine.
Accomplir les mêmes rites que ceux qui ont été accomplis par les milliers d'autres avant lui, c'est commencer à percevoir qu'il pourra aussi s'en sortir.

  • La solennité du lieu
  • L'altérité et la légitimité du maître de cérémonie
  • La présence d'une assistance nombreuse.

Participent à cette prise de conscience


Les étapes immuables de la cérémonie :

  1. Nommer le défunt
  2. Le relier à chacun des membres de l'assistance
  3. L'évoquer et donner sens
  4. Permettent un adieu personnel.
  5. Exposer le devenir des cendres
  6. Clore la cérémonie  
  7. Enfin, introduire le temps des condoléances.

Le rôle du maître de cérémonie est d'actionner des clés.


On peut citer par exemple :

  • L'inscription dans la mémoire
  • Une ouverture sur un "autre part"
  • L'insertion du défunt dans la "grande histoire de l'humanité"
  • Le lien à notre propre mortalité…

Des obsèques bien menées peuvent être d'une grande aide pour les endeuillés. Il faut naturellement que les structures existent et, que les proches pensent et soient en mesure de  demander une telle cérémonie et à la préparer avec des professionnels.

D’après l’article Midées (Le Monde) - Analyse de François Michaud Nérard, directeur général des Services funéraires Ville de Paris.

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