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Les obsèques: Les manières de nous séparer de nos morts !

07/11/2011

Source de célébration

La mort nous met dans état de choc. Bien qu’elle soit naturelle, nous ne nous habituons jamais à cette réalité. Source d’une douleur physique, le décès d’un être cher fait naître en nous des palpitations, des fatigues qui peuvent aboutir à des évanouissements. Entrainant des chagrins moraux, la perte d’un proche provoque des dépressions, des colères qui finissent souvent par des larmes. Ceci génère des rites ayant pour objectif de chasser ou du moins de diminuer la tristesse et la culpabilité suivant cette perte.

Comme toutes les étapes de passage qui scandent le cycle de la vie de l’homme, la mort est une source de célébration. Des rites sont ainsi inventés afin de non seulement accompagner le défunt à quitter le monde du vivant et d’obtenir une vie éternelle dans l’au-delà mais encore et surtout de garder une belle image du disparu. D’où la création des obsèques.

Les rituels

Les obsèques se définissent comme suit : des cérémonies ayant lieu à l’occasion des enterrements. Les funérailles se différencient selon les religions ! Elles se témoignent par une réunion de manifestation de la  foi soit autour du cadavre soit dans un espace religieux. Certaines accomplissent la veillée funèbre afin de passer encore quelques heures avec le défunt, d’autres récitent des prières les trois premiers jours et établissent de grandes périodes qui suivent le deuil pour accompagner le disparu dans son nouveau demeure, le monde imperceptible. Des pratiques comme le christianisme permettent l’incinération, d’autres comme les Juifs la refusent catégoriquement. Dans tous les cas, la récitation ou la lecture obligatoire des livres saints fusionnent toutes religions.

L’homme laïc a instauré aussi des rituels pour les obsèques. S’appuyant et donnant confiance à l’humanité, la cérémonie se déroule dans le calme rassemblant famille et amis discutant du drame de la mort, la force de l’amour, l’enchainement de la vie…

Tout ceci montre notre difficulté à nous séparer des êtres aimés décédés. Que  ce soit la mort causée par la vieillesse, le suicide, la maladie ou l’accident l’être humain ressent des émotions intenses : des chagrins, des souffrances, des crises… Sans oublier que la mort d’autrui nous amène aussi à considérer notre propre mort.

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