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La crémation gagne du terrain et se modernise

14/08/2020

Un article nous explique que l’incinération est de plus en plus plébiscitée par les Français pour l’organisation de leurs obsèques. La sobriété est au rendez-vous, à tel point que les cérémonies religieuses, les sépultures n’ont plus la côte et en sont même absentes.

50 % des français envisagent de recourir à la crémation

La crémation est davantage plébiscitée dans les grandes villes, où plus de la moitié des gens ayant souscrit à un contrat d’obsèques a choisi ce mode de sépulture. L’inhumation n’est donc plus au rendez-vous et des capitales européennes comme Londres ou Copenhague connaissent un taux de crémation à hauteur de 90 % !

Comment expliquer cette tendance ?

En premier lieu, de moins en moins de citoyens sont pratiquants ou croyants. Les rites religieux n’ayant pas de sens pour les non-croyants, ces derniers voient en la crémation une formule adéquate, avec la dispersion des cendres. Les cendres peuvent aussi faire l’objet d’un rituel, en étant conservées dans une urne, ou dispersées dans un lieu symbolique pour le défunt (comme l’océan, la montagne, la forêt). De plus, aujourd’hui, la solitude grandissante des personnes âgées est à l’origine de nombreux décès en maison de retraite, ce qui rend encore plus légitime la crémation. Simplicité et sobriété sont les maitres mots de la crémation, d’ailleurs le passage dans un lieu de culte se fait de plus en plus rare, surtout à Paris, puisque 83 % des convois ne s’y arrêtent pas.

L’inhumation reste encore ancrée dans l’esprit des citoyens

En Occident, le mode de sépulture le plus commun reste l’inhumation, sur le modèle de l’enterrement chrétien. Les proches se réunissent autour du défunt et organisent une veillée mortuaire jusqu’au jour de la cérémonie dans une Église, où des sermons sont prononcés par un prêtre. Le corps est ensuite placé dans un cercueil, puis enterré dans une tombe, en général six jours après le décès. Les familles font souvent appel aux services des pompes funèbres qui gèrent tout l’aspect matériel en passant par le choix du cercueil, à l’organisation des obsèques (avec choix des discours laïques ou religieux).

Des cérémonies civiles plutôt que religieuses

La crémation est gérée par un crématorium. Ce dernier offre en général des services avec des salles conçues pour l’accueil des familles. Certaines salles de cérémonie peuvent accueillir une centaine de personnes, avec possibilité de discours civils ou religieux. Il est même proposé aux proches de rendre un dernier hommage, avec un instant de recueillement. C’est le maitre de cérémonie qui veille au bon déroulement de la crémation, selon les souhaits du défunt, ou le cas échéant de la famille. Il doit pour cela épauler l’entourage dans ces moments douloureux, les accompagner et faire avec eux les choix des discours, des chants, de la musique. D’où l’importance de former au mieux les maitres de cérémonie et de sensibiliser tous les intervenants, à savoir ceux du service public, représentants religieux, et professionnels des pompes funèbres afin de permettre aux familles de bénéficier d’un bon déroulement des obsèques.

Bon à savoir : du point de vue financier, la crémation reste moins onéreuse que l’inhumation.

 

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