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La mortalité infantile dans le monde en forte baisse

23/01/2019

Le taux de mortalité global pour les enfants de moins de cinq ans a chuté de plus de la moitié depuis 1990, l’année où les objectifs de développement du Millénaire (OMD) pour le traitement des effets de la pauvreté ont été établis, d’après le rapport d’un groupe inter institutions des Nations Unies. Malgré cette chute, le rapport du groupe dit que la plupart des pays ont encore manqué l’objectif de réduire la mortalité infantile de deux tiers. En 1990, le nombre d’enfants de moins de cinq ans décédés de maladies en grande partie évitables s’est élevé à 12,7 millions. L'ONU a indiqué que moins de 6 millions d'enfants meurent chaque année ou 16 000 enfants par jour maintenant. Bien que ce soit des progrès significatifs, les agences de la santé ont déclaré qu’il reste encore beaucoup à faire pour sauver des vies.

Le rapport a noté que les enfants sont plus à risque au cours du premier mois de naissance où se produisent les 45% de toutes les issues fatales des moins de 5 ans. Un million de nouveau-nés meurent le jour de leur naissance, et près de 2 millions de bébés dans la première semaine de vie. Flavia Bustreo, un haut fonctionnaire de l’Organisation mondiale de la Santé, a déclaré que dix pays africains sub-sahariens ont atteint l'objectif de l'OMD consistant à réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Néanmoins, l'Afrique reste à la traîne du reste du monde, toujours selon Bustreo. La deuxième région où des progrès sont encore nécessaires est l'Asie du Sud. Pour le cas en France, des chiffres de l'année 2013 montre que moins de quatre sur mille nouveau-nés ne sont pas viables avant leur premier anniversaire. 

Le rapport indique que 62 des pays du monde ont atteint l’objectif de l'OMD, 74 autres ont réduit les disparitions par au moins la moitié. Les principales causes de mortalité infantile sont la naissance prématurée, la pneumonie, les complications pendant l'accouchement, la diarrhée, la septicémie et le paludisme, rapporte-t-il. Près de 6,6 millions d'enfants meurent encore en 2012 à cause de maladies traitables, évitables et guérissables. l’Unicef et l’OMS annoncent que la mortalité infantile mondiale a baissé de 50% depuis 1990 même si 18 000 enfants âgés de moins de 5 ans meurent encore chaque jour.

Quelles en sont les principales causes ?

Les principales causes des décès néo-natales sont les complications liées aux naissances avant terme ou durant l'accouchement ainsi qu'en raison de l'absence de soins adéquats pour les mères. Près de 45 % des décès avant l'âge de 5 ans sont l’effet d’une sous-nutrition :

1. La pneumonie serait la cause principale de la mortalité infantile (17 %)
2. Les complications liées aux naissances prématurées (15 %)
3. Celles associées à l'accouchement (10 %) et à la diarrhée (9 %).

La moitié du nombre d'enfants morts dans le monde sont localisées dans 5 pays : L’Inde, République démocratique du Congo, Nigeria, Pakistan et Chine. L’Inde et le Nigeria représentent à eux seulement 30% de ces décès. Par ailleurs, l'Afrique sub-saharienne est l'une des régions qui affiche le moins de progrès dans la diminution de la mortalité néo-natale (le premier mois de vie). L'an dernier, le taux de mortalité infantile dans les pays à faible revenu était de 82/1000, 13 fois plus que dans les pays riches. Le rapport pointe la persistance « de grandes inégalités » entre pays du Nord et du Sud.

Selon des experts internationaux réunis en Afrique du Sud, malgré une baisse globale de la mortalité infantile, le nombre de nouveau-nés dans le monde qui décèdent durant leur premier mois a augmenté depuis 2003.

· Les nouveau-nés continuent de mourir en dépit des meilleures connaissances touchant aux causes de la mortalité post-natale et aux moyens de la combattre 
· Le pourcentage de décès de nouveau-nés par rapport à la mortalité infantile dans son ensemble est en hausse : 36% en 1990 et 43% en 2011 

Le nombre de décès des nouveau-nés a augmenté ces dernières années en Afrique sub-saharienne, malgré la baisse de la mortalité infantile et maternelle. L'épouse de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela : Graca Machel (très active dans les ONG humanitaires) affirme que 2/3 de ce type de mortalité peuvent être évités par des mesures simples et peu onéreuses. Elle a souligné que la plupart de ces décès touchaient des familles pauvres et démunies. Mme Gupta, La responsable de l'Unicef a déclaré qu'elle souhaitait une nette baisse de mortalité post-natale d'ici 2015. « Nous avons 1000 jours devant nous pour changer les chiffres de façon significative a déclaré l’Unicef. »

· Le Rwanda avait enregistré les meilleurs résultats en Afrique en réussissant à faire baisser la mortalité post-natale de 6,2% par an.
· Le Nigeria (pays le plus peuplé d'Afrique), a enregistré le plus mauvais résultat, avec 250.000 nouveaux-nés qui meurent chaque année, le chiffre augmente chaque année depuis 20 ans.

Malgré l'existence de vaccins contre les principales causes de diarrhées (d'origine virale) plus d'un million d'enfants dans cette catégorie décèdent encore chaque année. Avec près d'un million de décès en 1990, la malnutrition, tous âges confondus, a fait moins de 700 000 morts en 2010 (soit une chute de 30 %). 

Amélioration de la survie des enfants

En 20 ans, neuf pays à faible revenu ont réussi à faire baisser le taux de mortalité des enfants âgés de moins de 5ans de 60% :

· Le Bangladesh, Le Cambodge,
· L'Éthiopie, Le Liberia,
· Madagascar, Le Malawi,
· Le Népal, Le Niger et le Rwanda

Pour améliorer la survie des enfants Ces pays ont eu recours à des méthodes simples et éprouvées :

1. Campagnes d'immunisation systématique contre les maladies comme la rougeole et la polio
2. Utilisation de moustiquaires traitées à l'insecticide pour prévenir le paludisme
3. Pour améliorer la survie des nourrissons : interventions allant de la distribution de suppléments d'acide folique à la mise en œuvre de méthodes d'accouchement hygiéniques.
4. Allaitement exclusif au sein pour lutter contre la sous-nutrition.

D’après l’OMS et l’UNICEF, les institutions formant le Groupe interorganisations pour l’estimation de la mortalité juvénile ainsi que la Banque mondiale et la Division de la population du Département des Affaires économiques et sociales des Nations Unies (DAES), environ 30 millions de nouveau-nés décèderont dans les 28 premiers jours de leur vie. Une estimation entre 2017 et 2030. Afin de mettre un terme aux décès évitables d’enfants, il est important de faciliter autant que possible le suivi de la grossesse, l’accouchement et l’accès à des interventions vitales (prise de médicaments, eau potable, assainissement, vaccination…)

Sources: www.voanews.com / Afp / Mediaterre.org

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