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La mort et le deuil : des différences selon les Cultures

PSYCHOLOGIE DE LA MORT

17-03-2014
D’une manière générale, le comportement face à la mort varie selon les époques, les cultures et les pays. Ce qui est vrai à un endroit ne le sera pas forcément à l’autre bout du monde, et cela passe en premier par la définition de la « mort » qui varie d’un pays à un autre. L’état de mort cérébrale* a par exemple été reconnu par la France en 1968 suivie des Etats-Unis, alors que certains autres pays font encore appel à la cessation de l’activité cardiaque pour définir la mort. Cette seule distinction amènera deux individus de culture différente à comprendre, définir et appréhender le décès de façons parfois opposées.
Dans la société Occidentale, la mort sociale apparaît avant la mort biologique. Dans la société Traditionnelle, en revanche, il existe une véritable distinction entre Royaume des Vivants et Royaume des Morts.
 
Il en est de même pour le deuil. Le psychiatre Kubler-Ross a mis en place une théorie du deuil en 5 phases : déni / colère / marchandage / dépression / acceptation. Cette théorie est aujourd’hui très critiquée, puisqu’elle parait largement simpliste et réductrice au vu de la complexité de cette notion. En effet, à l’instar de la mort, il est important d’y intégrer les facteurs sociaux et culturels qui ont une influence majeure.
Toute cette complexité amène le personnel médical (docteurs, infirmières) à prendre en compte les notions de culture lors de l’annonce de la mort auprès de la famille.
 
 
* La mort cérébrale est l’absence totale et définitive d'activité cérébrale chez un patient. Un individu en état de mort cérébrale est considéré comme étant engagé dans un processus irréversible vers le décès définitif ; il n'est maintenu en vie que par les procédures de réanimation modernes. On parle également de coma dépassé ou coma de type IV.

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