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La pilule du sans lendemain

MEDECINE SANTE

31-03-2014
Il y aurait, selon l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) plus de 2529 accidents thromboemboliques par an en France, dont vingt sont causés par l’utilisation des pilules œstroprogestatives, particulièrement celles de 3e et 4e génération.
 
Cette étude menée entre 2000 jusqu’en 2011 sur des sujets de sexe féminin, âgée de 15 à 49ans, montre que sur les 2500 accidents, les deux tiers représentent des phlébites, et le reste d’embolies pulmonaires. Le risque d’un accident est plus important pour les pilules de 3e et 4e générations, mais en existe également pour celles de 1re et 2e générations. Et selon le Dr Mahmoud Zureik, responsable à l’ANSM, dans le journal Le Figaro, « neuf décès en moins chaque année, si toutes les femmes prenant une pilule de 3e et 4e générations passaient à une pilule de 2e génération ».
 
Par contre, Élisabeth Walton et Pierre Markarian, parents des victimes de la pilule de 3ème génération, et membres actifs au sein de l’Association des Victimes d’Embolie Pulmonaire (AVEP), créée en 2008, réagissant à l’étude de l’ANSM pour le journal Le Monde, trouvent que les chiffres de l’ANSM sont très faibles, et que le nombre des 20 décès par an pourrait être multiplié par dix, et que 800 femmes victimes ou familles des victimes souhaiteraient déposer plainte. Ces chiffres ne concernent pas les victimes des Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC). Beaucoup de cas ne sont pas comptabilisés, comme ceux des décès à domiciles où lorsque le légiste ne va pas au fond de l’investigation, surtout quand il s’agit d’un décès causé par un AVC ou par l’embolie dont on ne lie jamais l’accident à la pilule.

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