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La révolution de la mort

SOCIOLOGIE DE LA MORT

12-08-2013

Les rites se perdent et la société française se laïcise. Les Chrétiens se déplacent moins au cimetière et hésitent à franchir les portes des crématoriums. Face à l'influence décroissante de la religion, les métiers du funéraire évoluent car les familles ne demandent pas moins de cérémonies.
La filière funéraire se professionnalise et génère 3 milliards d'€ par an et de nouveaux métiers attirent beaucoup de jeunes.
La crise épargne le secteur des services funéraires, les salariés, sont aussi et surtout des conseillers. Ils doivent :

  1. Accueillir les familles
  2. Les aiguiller dans leurs choix
  3. Organiser les obsèques du défunt.

Travailler pour les services funèbres nécessite de suivre une formation de140 h (depuis Janvier 2013) et sanctionnée par un examen.
L'Effa (Ecole de formation funéraire Paris) accueille les élèves envoyés par Pôle emploi, d'autres côtoient le milieu du funéraire depuis quelques années.
La crémation est dans l'air du temps. Depuis les années 80, le taux de crémation a explosé de plus de 30 %. Selon Tanguy Châtel, sociologue, auteur de « Vivants jusqu'à la mort », nous sommes encore dans un entre-deux, une sorte de flou frustrant.

La souffrance spirituelle (provoquée par un flot d’interrogations sur le sens de la vie et de la mort) reste sans réponse, à part pour les croyants déclarés, mais précisément de plus en plus de mourants ne sont pas en demande de réponses proprement religieuses.
Un besoin de rites pour ne pas rater les obsèques
Le moment unique est primordial, car c'est le dernier moment collectif avant un deuil qui est vécu de manière extrêmement solitaire.
Toujours selon Tanguy Châtel, les gens ont besoin de cérémonies laïques dans un lieu symbolique, rempli d'histoire, et non de vagues gestes dans des salles polyvalentes ou des semblants d'hôtels de luxe.
La perception de la mort change
De plus en plus rapidement, le deuil doit être réglé, réussir veut dire faire vite (le temps de préparation des obsèques également). Le taux de surmortalité chez les personnes endeuillées est 2 fois plus important que la moyenne française. Le deuil pourrait avoir de graves conséquences, qu'on oublie, qu'on rejette. La société a la responsabilité de prendre soin des personnes en deuil.
 
Source : d’après le point.fr

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