Carnet

Le deuil après la perte d'un être cher

03/10/2011

« Le deuil, à la suite de la mort d'une personne aimée, est une des plus grandes épreuves de la vie qui, un jour ou l'autre, atteint chacun de nous ».

« Source d'une grande souffrance, d'une véritable douleur morale, d'un profond désespoir, d'anxiété, de dépression et de manifestations fonctionnelles variées, le deuil est un facteur de déséquilibre transitoire, un traumatisme aux effets prolongés » www.prevention.ch.

Un mélange de sentiments

La perte d’un être cher nous entraîne  dans une tempête émotionnelle. Le chagrin, la colère, le choc et la douleur suivie de larmes sont les conséquences ou les signes de cette disparition. Nous avons tendance à atténuer la douleur due à cette perte de l' être cher. Tout le travail du deuil va alors consister à desceller le destin du disparu, en élaborant un nouveau lien avec lui.

Le deuil en tant que parcours personnel nous renvoi individuellement à un degré de chagrin. Ceci est relatif au lien qui s’était tissé avec le défunt, de l’histoire personnelle et familiale de chacun, des événements de sa vie et de la façon dont il les a traversés. Ces sentiments éprouvés peuvent  être très excessif ou tout simplement  minime. Dans tous les cas, cela nous exhorte à revoir le visage du défunt chaque jour qui passe.

Malheureusement, le chagrin ne se soigne pas comme une grippe! Il existe une sorte de  gouffre qui sépare ceux qui ont perdu un être cher des autres. On ne se débarrasse pas rapidement de son chagrin afin de ne plus encombrer les autres. On doit au contraire, pour éponger la peine et le chagrin des vivants, les manifester. Cela montre non seulement  l’amour que nous portons envers nos semblables mais encore cela est source de leçon pour nos descendants qui à leur tour auront les mêmes égards envers nous.

Accepter la mort

Par contre, nous ne devons pas aimer cette souffrance. Car, pour revenir à la vie, « il faut aller à travers ce chagrin, avancer dans son deuil et l’intégrer, affirme la psychanalyste. Dans ce cas, une croyance suivie d’une action est possible de provoquer un changement.  Un travail personnel en profondeur peut bouleverser par la force et la violence de cette fixation. Nous battrons ce silence, ce manque en les laissant continuer à habiter notre cœur et en perpétuant leur souvenir.

Nous ne devons pas fuir la mort. Nous devons au contraire faire face à ce tabou et l’accepter.  En pensant non seulement aux êtres que nous avons perdu mais aussi et le plus important à notre propre mort. Après chaque deuil n’hésitez pas à prendre quelques jours de congés puisqu’il est essentiel de revenir à la vie.

 

Auteur : Izackia