Carnet

Le chemin singulier du Deuil

03/01/2013

Nous avons tous conscience d’être mortels...

Un proche, Un être aimé disparaisse et le monde s’effondre.
L’intensité de la douleur est à la mesure de l’attachement pour le disparu. Philippe, 55 ans, perd son épouse âgée de 46 ans des suites d’un cancer incurable. « J’ai mis plusieurs semaines à réaliser que je ne la verrais plus. J’ai bien compris la mort, mais dans un déni subtil, j’en ai occulté les conséquences. Sa disparition m’a jeté sur une plage inconnue et austère, un lieu à découvrir, dont il fallait apprivoiser les formes et les règles. »

Une plage inconnue où se côtoient souvent tristesse et colère, désespoir et culpabilité, ainsi qu’une terrible sensation d’abandon…
Dans les années 70, la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross modélise les étapes psychologiques qui se succèdent chez un malade dont la mort est annoncée :

  • Déni, colère, négociation,
  • Dépression et acceptation.

Un modèle repris pour baliser les différentes étapes du deuil, mais qui ne fait pas l’unanimité chez les Psys.
« Je ne crois pas à ces étapes », tranche la psychothérapeute Nadine Beauthéac
Je préfère parler de temps du deuil :

  1. Le premier est celui du choc traumatique
  2. Le deuxième celui de la grande souffrance, qui peut durer de plusieurs mois à plusieurs années.
  3. Enfin, le troisième est celui du deuil cyclique et intermittent. (L’endeuillé parvient à retrouver bonheur, plaisir dans la vie, ce qui n’exclut pas les moments de désespoir, de colère et de culpabilité). 

 

Le psychiatre Alain Sauteraud  cite une étude parue dans le Journal of the American Medical Association (portant sur le suivi pendant 24 mois de 233 personnes en deuil).
Ce document montre clairement qu’il existe un chevauchement des états émotionnels, et non pas des étapes distinctes. La chronologie du deuil est parfaitement individuelle et essentiellement corrélée aux circonstances de la perte :

  1. Mort annoncée ou brutale
  2. Sujet jeune ou plus âgé…

Au-delà ces désaccords, une certitude :


L’endeuillé doit apprivoiser la douleur de l’absence.
Alors, finalement, « faire son deuil », ça veut dire quoi ?
 « Si le temps de la grande souffrance a une fin, le deuil en tant que tel n’en a pas » insiste Nadine Beauthéac. Toute la vie, on doit se confronter à l’absence, mais on se transforme et on parvient à trouver un nouveau sens à sa vie, à mettre le défunt à sa juste place :

  • Ni trop loin, pour ne pas sombrer dans l’évitement
  • Ni trop près, au risque de ne pouvoir poursuivre son chemin.

Source : infopsychotherapies.wordpress.com

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