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Le progrès a ses paradoxes.

SOCIOLOGIE DE LA MORT

29-01-2013
Les avancées :
  1. Régression de la mortalité infantile dans le monde
  2. Longévité accrue
Les régressions :
  1. Nombre croissant de maladies chroniques
  2. Augmentation des maladies dégénératives et des handicaps.
Notre terre a accompli la transition épidémiologique
D'une prédominance des maladies infectieuses dans la mortalité, elle est passée à un poids majoritaire des maladies non transmissibles : cardiaques ou respiratoires.
Ce qui affecte notre santé n'est pas nécessairement ce qui nous tue
  • Changements démographiques
  • La diminution de la mortalité et un allongement de l'espérance de vie
Produisent des effets sur les conséquences négatives des maladies. La rapidité de ces évolutions constitue toutefois une surprise.
Les enfants actuels ont une perspective de vivre plus longtemps mais plus de probabilités d’avoir santé marquée par des pathologies handicapantes comme :
  • Les pathologies mentales
  • Les troubles musculaires
  • La baisse de l'audition ou de la vision...
(Hormis l'Afrique subsaharienne) la qualité de vie de nos enfants paraît désormais davantage menacée par les excès alimentaires que par la pénurie.
Coupable : la sédentarité
  1. L’alcool et le tabac
  2. Les modifications des conditions de vie
  3. Une mauvaise alimentation riche en graisses
Favorisent l'obésité, le diabète et l'hypertension artérielle (HTA), facteurs de risques des maladies cardio-vasculaires et des cancers. L'étude des principaux facteurs de risque permet aux chercheurs (du projet Charge mondiale des maladies) de déterminer la part qui leur est attribuable dans les décès dans le monde.
En 20 ans (Entre 1990 et 2010) :
Le nombre des morts liées à un défaut d'accès à l'eau potable et à de mauvaises conditions d'hygiène est divisé par 2 !
Par contre, les facteurs de risques métaboliques augmentent :
  1. 13,4 millions de décès en 1990
  2. Plus de 18 millions en 2010

La mortalité infantile (moins de 5 ans) a régressé à une vitesse encore plus grande que ne le prévoyaient les experts :

  • 12 millions de décès (toutes causes confondues) en 1990
  • Environ 8 millions en 2010
Malgré l'existence de vaccins contre les principales causes de diarrhées (d'origine virale) plus d'un million d'enfants dans cette catégorie décèdent encore chaque année.
Avec près d'un million de décès en 1990, la malnutrition, tous âges confondus, a fait moins de 700 000 morts en 2010 (soit une chute de 30 %).
Le nombre de décès dus au diabète :
  1. 1,28 million de morts en 2010
  2. 665.000 en 1990 (soit quasiment un doublement).
Spectaculaire augmentation de la mortalité (+44 %) pour les 15-49 ans (entre 1970 et 2010). La responsabilité en revient en bonne partie à l'émergence de la pandémie de sida, (essenciellement Afrique subsaharienne), mais elle incombe aussi à la montée des actes de violence.
La "violence entre personnes" en 2010 en particuler au Mexique et au Brésil est la première cause d'années de vie perdues.

Source : LeMonde.fr (article de Paul Benkimoun)

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