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L’obésité n’est pas, en soi, une cause de surmortalité

07/01/2013

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis quelques temps en matière de Santé, il est fréquent d’entendre des affirmations contradictoires.


Des résultats qui surprennent le commun des mortels et remettent en cause la lutte contre l’obésité.


Allons bon ! nous apprenons par une étude Américaine et publié par la sérieuse revue "The Journal of the Americain Medical Association" (menée sur près de 3 millions de personnes ), qu’être (un peu) gros améliorerait la longévité…

credit photo : getty images
On constate une absence de surmortalité concernant les obèses dont l’IMC se situe entre 30 et 35.
Une personne en surpoids avec un IMC (indice de masse corporelle) entre 25 et 30, a une espérance de vie 6% plus élevée (toutes causes confondues), que la population dont l’IMC est dit normal (entre 18,5 et 25).

 

Simplement, les gens plus gros vivent plus longtemps, parce qu’ils sont mieux suivis.


Explication sur ces résultats au premier abord inattendus :

  • La première hypothèse, c’est que les personnes en surpoids sont  davantage repérées par les médecins. (Mesure du  taux de cholestérol, glycémie… donc, diminution des facteurs de risque faisant fléchir l’espérance de vie).
  • Seconde hypothèse : Avoir un poids normal ne rend pas malade, mais être malade peut faire maigrir et faire donc passer une personne du surpoids à un IMC normal.  Si les personnes tombant fortement malade et perdent du poids décèdent sous la catégorie « poids normal » et non « surpoids », voilà qui augmente artificiellement l’espérance de vie de cette dernière catégorie…

Problèmes sociétaux plus que de santé

Ce dont souffrent les obèses, c’est d’être confrontés à :

  1. Des problèmes sociétaux
  2. Une discrimination au quotidien
  3. Un regard méprisant

Les parents d’enfants et adolescents obèses ne cessent de leur rappeler qu’il faut faire attention à leur santé.
"S’il ne maigrit pas, Il n’est pas rare qu’en consultation des parents révèlent avoir peur que leur enfant meure d’un infarctus à 25 ans". Patrick Tounian (Chef du service de nutrition pédiatrique - Hôpital Armand Trousseau).
Les résultats de cette étude vont peut-être retirer une part de stress et ainsi permettre une prise en charge médicale plus sereine.

Source : nouvelobs.com

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