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Médecine légale : Déterminer l’heure de la mort grâce aux gènes d’un individu

13/11/2018

Une étude menée par une équipe internationale de scientifiques sous la direction de Roderic Guigó du Centre pour la régulation génomique à Barcelone montre que l’heure de la mort d’un individu peut être déterminée par ses gênes. Certaines gênes, toujours selon l’étude, continueraient de fonctionner dans les tissus humains comme les tissus cutanés ou pulmonaires. En analysant ces derniers, les médecins peuvent préciser l'intervalle post mortem (temps écoulé depuis le décès) et éventuellement permettre la résolution des crimes via les analyses médico-légales.

Des tissus révélateurs

L’étude a vu le jour grâce au projet GTEx qui a été conçu dans le but de créer une base de données de référence ainsi qu’une banque de tissus afin de permettre aux scientifiques de faire une étude des variantes génomiques sur l’activité des gènes et la susceptibilité aux maladies mais également d’en comprendre les causes et effets dans un ou plusieurs tissus. Roderic Guigó, auteur principal de cette recherche et coordinateur du programme de bioinformatique et génomique au CRG, explique que les échantillons utilisés dans l’étude proviennent entièrement des donneurs disparus. Les changements dans l’expression des gènes sont des précurseurs de la recherche. Il est plus facile maintenant de remonter non seulement à l’heure du décès mais également à la cause de l’issue fatale.

En étudiant les données de plus de 7 000 échantillons de 36 tissus différents prélevés sur 540 donneurs dans le cadre du projet GTEx, Roderic Guigó et ses collègues ont pu déterminer l'intervalle post-mortem par la compréhension des modifications spécifiques de certains tissus. Cependant, les résultats varient d’un tissu à l'autre. Des modèles de prévision du temps écoulé depuis la mort de l’individu ont été mis au point par les auteurs de l’étude. Ces modèles peuvent être encore améliorés pour être applicables en médecine légale. Selon Pedro G. Ferreira, ancien élève du CRG, actuellement à l'Institut de pathologie moléculaire et d'immunologie de l'Université de Porto au Portugal, de nombreux gènes ont tendance à changer d’expression pendants des intervalles post-mortem relativement courts.

Source: Sciencedaily.com

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