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Mort cardiaque subite : causes et prévention

22/02/2019

La constatation d’un arrêt cardiaque se fait de plus en plus fréquente dans les hôpitaux. D’après la Fondation des maladies du cœur du Canada, plus de 40 000 cas ont été enregistrés chaque année et dans des cas extérieurs d’un hôpital, au moins une personne sur 10 est estimée avoir survécu. Pour différente raison, le cœur fibrille et l’éjection du sang dans l’organisme et dans le cerveau n’est plus assurée ; cela entraîne une mort subite en quelques minutes.

Les hommes font face à un risque important de mort cardiaque que les femmes. D’après le résultat d’une étude publié dans journal de l’American Heart Association, le Journal Open Access, un homme sur neuf est susceptible d’une exposition à un risque de décès précoce soudaine, alors qu’une femme sur 30 y résiste. Des facteurs de risque cardiovasculaire comme l’hypertension artérielle se présentent comme une menace plus éminente de mort subite cardiaque.

Plusieurs études ont été effectuées afin de connaître avec exactitude, les causes ainsi que les facteurs de risque liés à ce phénomène de mort cardiaque subite. Selon Lloyd-Jones : «L’inexistence d’antécédents de problèmes cardiaques chez les patients rend plus difficile l’étude de la mort subite cardiaque, ce qui n’ont pas été vérifiés au moment où ils meurent ». Il a aussi ajouté que la mort est soudaine et ravageuse pour les familles, avec souvent une charge assez importante, car majoritairement les cas se manifestent avant l’âge de 70 ans. 

Étude sur des personnes non atteintes de maladie cardiovasculaire.

Sur un échantillon d’hommes et femmes de moins de 70 ans et ne présentant aucun signe de maladies cardio-vasculaires, plus de 450 000 personnes dans le monde se retrouvent face à la mort subite cardiaque chaque année. « Ces chiffres sont alarmants, le risque à vie de la mort subite cardiaque est d’un sur neuf chez les hommes, et jusque maintenant, aucun dépistage n’est conseillé » a déclaré Donald Lloyd-Jones, auteur principal de l’étude et président de médecine préventive à l’Université Northwestern Feinberg School of Medicine à Chicago, dans l’Illinois. 

Cette étude se focalisait sur quatre grands facteurs de risque tels que la pression artérielle, le tabagisme, le cholestérol total et le diabète. Quatre facteurs qui ne sont pas nouveaux et tous le monde est déjà conscient des dégâts provoqués par ces facteurs. Dans tous les cas, les hommes sont souvent victimes avec un taux de risque global de 10,9 pour cent, contre 2,8 pour cent chez les femmes.

Une cause génétique identifiée.

Un nouveau gène identifié par une équipe internationale de chercheurs peut mener les jeunes ainsi que les athlètes à la mort subite. Même des jeunes en bonne santé pourront succomber à un décès inattendu causé par un trouble génétique que les patients prédisposent à un arrêt cardiaque. On appelle ce gène CDH2, qui provoque une cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit (ARVC).

Les recherches effectuées par une collaboration internationale des chercheurs a été fructueuses avec cette découverte de la Génétique cardiovasculaire. Mais en face l’identification de cette nouvelle cause génétique inquiète les familles qui ont eu un jeune membre de la leur, victime d’une mort cardiaque soudaine. Pourtant l’équipe était très fière après sa contribution à la découverte d’un changement dans CDH2 qui est le premier responsable sous-jacent d’une partie des patients car un chemin à des interventions préventives et à des conseils génétiques se met à l’horizon. 

Une cause par l'arythmie cardiaque.

Le changement de la température du corps peut entrainer une arythmie cardiaque et cause ainsi la mort subite, selon la constatation des scientifiques, dont le professeur Peter Ruben SFU. Une arythmie est un problème du rythme de battement du cœur, soit il bat trop vite, soit il bat trop lentement à un rythme dit irrégulier.

Pourquoi le joueur de soccer se retrouve-t-il par terre et meurt au milieu d’un jeu, ou l’enfant qui décède pendant son sommeil ? Ils sont généralement victimes d’arythmie. Les causes d’une mort subite cardiaque sont multiples, les mutations héréditaires dans notre ADN en font partie qui peuvent changer la structure et la fonction des protéines dans le cœur. L’analyse effectuée par Peter Ruben, professeur à l’Université Simon Fraser montre que la température peut provoquer des transformations catalysant l’arythmie en étudiant le fonctionnement des protéines si on les soumet à des conditions identiques aux stress de l’exercice.

Selon toujours Ruben, lorsque la contraction des cellules musculaires se fait de façon bien agencer, le cœur éjecte le sang avantageusement partout dans notre corps. Quand cette action de pompage présente un déséquilibre, le cœur n’arrive plus à achever sa fonction. Si le cas se manifeste à l’extrême, la mort cardiaque subite est inévitable. Comme pendant un exercice physique ou bien pendant le sommeil, des protéines pourront être perturbées et provoque ainsi un signal électrique dans notre cœur pour commencer à être instable, déclenchant ainsi une arythmie et dans le cas échéant l’issue mortelle cardiaque subite.

Des facteurs causés par la Dompéridone

Pour tout usage de la Dompéridone, un examen de sécurité doit être effectué dans le but d’estimer le risque de dysfonctionnement important du rythme cardiaque et de mort subite. C’est un avis appréciable par un dénombrement continu de l’information concernant la Dompéridone ainsi que les troubles cardiaques et de partage de l’information par l’Agence européenne des médicaments. 

La première commercialisation de la Dompéridone a été effectuée au Canada en 1985 sous le nom de Motilium qui a été substituée par 13 génériques ou des copies de Moltium vu le faible nombre de ventes de celle-ci. On utilise souvent la Dompéridone dans le traitement des troubles gastro-intestinaux comme la gastrite ou l’inflammation du tractus gastro-intestinal. D’autres symptômes peuvent également être traités à l’aide de la Dompéridone, tels que les nausées et vomissements occasionnés par certains médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson. Une anomalie du rythme cardiaque est causée par les changements dans l’activité de notre cœur, battements trop vite ou trop lent ou de façons anormales qui peuvent conduire à une mort subite dans certains cas rares. La prescription pour l’utilisation de la Dompéridone a atteint environ 2 000 000 ordonnances au Canada en 2013.

Dix huit rapports de graves problèmes cardiaques indésirables causés par l’utilisation de la Dompéridone a été reçu par Health Canada au moment d’une séance d’examen. Sur les douze rapports sur les dix-huit reçus, il a été évalué que l’utilisation du médicament est une cause possible de l’évolution des problèmes cardiaques. La contribution de la Dompéridone dans ce sujet est cependant difficile à évaluer parce que d’autres paramètres causant les mêmes problèmes ne sont pas à exclure dans de nombreux cas. Le risque dépend de l’âge des patients, des substances qu’ils prennent en les associant avec la Dompéridone, de l’utilisation des doses dépassant les 30 mg par jour qui peuvent mener à des niveaux plus élevés du médicament dans le sang. 

Les professionnels de la santé continuent à prescrire la Dompéridone au Canada, et parfois à des doses supérieures à 30 mg par jour. Cependant, il est préférable de considérer les mesures afin de réduire les risques d’effets sur le cœur, comme la demande d’examen cardiaque aux patients qui présentent un risque plus important au moment de la prescription de Dompéridone. Les fabricants du médicament ont reçu une requête pour mettre à jour les informations de prescription et le risque d’effets graves du rythme cardiaque et de mort subite pour les produits de Dompéridone. Ces changements comportent une dose maximale recommandée de 30 mg par jour. 

Réduction du risque de mort subite cardiaque par les médicaments contre le cancer

Un chercheur à l'Institut de cardiologie (CVI) au Rhode Island, Le Miriam et hôpitaux Newport hospitals, a constaté qu’une nouvelle classe de médicaments, initialement développée pour traiter le cancer, peut réduire le risque de mort subite cardiaque après une crise. L’étude s’est basée sur l’évaluation des souris qui ont subi une crise cardiaque et également eu des battements de cœur anormaux. Ils ont trouvé que l'inhibition d'un signal de protéine appelée c-Src a diminué le risque de battements de cœur anormaux et la mort subite cardiaque. Les résultats ont été publiés en ligne avant impression dans le Journal de l'American College of Cardiology.

« Actuellement, il existe peu d'options pour réduire la mort subite cardiaque après une crise», a déclaré le chercheur principal Samuel C. Dudley, MD, Ph.D., chef de la cardiologie à la CVI. « L'avantage de la plupart des médicaments est limité, et ils ont des effets secondaires supplémentaires. Les défibrillateurs sont une option, mais ils ne peuvent pas être implantés en toute sécurité pendant 40 jours suite à une crise cardiaque. ». Dudley ajoute: «Ce résultat nous donne l'espoir d'un nouveau traitement, et que si approuvé, il fournira aux médecins de nouvelles options pour réduire le risque de décès des patients d'un arrêt cardiaque. »

Cette étude montre l'utilité de l'inhibition de c-Src dans la prévention des arythmies associées à une insuffisance cardiaque. Cette utilisation des inhibiteurs de Src pour le traitement du risque de mort subite cardiaque a été soumise à un brevet. « Plus de recherches est nécessaire pour évaluer l'efficacité de l’utilisation d'un médicament contre le cancer réduisant le risque de mort subite cardiaque, mais nous espérons que ce que nous avons observé chez les souris se verra efficace pour les humains, fournir aux patients et aux cliniciens un nouveau paradigme pour le traitement de cette maladie commune», a déclaré Dudley.

Prévenir la mort subite

Près de 40 000 personnes meurent subitement dans la rue, à la maison, sur un terrain de sport... par an en France et 4000 à 12 000 décès concernent des jeunes de moins de 45 ans. Des morts subites parfois liées à une maladie cardiaque héréditaire, Il est possible de détecter ces maladies rares et de prévenir leurs complications. Dans 90% des cas, après 45 ans, la mort subite est la conséquence d’une maladie coronaire qui va provoquer un infarctus. Avant 45 ans, elles peuvent être liées à des maladies spécifiques du myocarde (en grande partie héréditaire). Il s’agit de troubles du rythme cardiaque :

1. soit directement liés à une atteinte du cœur
2. soit liés à un dysfonctionnement de l’électricité dans un cœur qui apparaît pourtant normal dans sa structure

Les maladies cardiaques bien souvent peuvent être dépistées grâce à des examens simples tels qu’un électrocardiogramme. Une syncope à l’effort ou au repos ou encore un malaise, sans véritable perte de connaissance sont des alarmes. La survenue d’un malaise chez un jeune mérite d’aller plus loin et de réaliser un bilan cardiaque, d’autant plus si le malaise est intervenu sans facteur déclencheur ou si l’individu pratique une activité sportive, ou s’il existe un facteur familial de risque de mort subite. Toute l’importance est dans le dépistage. Chez les sujets à risque, il existe des moyens aujourd’hui de prévenir la survenue d’une mort subite. Le plus difficile reste encore de dépister ces individus…

Par exemple pour une  famille dans laquelle un proche est décédé brutalement avant 45 ans :

· Elle devra faire un bilan familial car il se peut que d’autres membres soient également atteints d’une maladie cardiaque.

Le Centre de prise en charge des troubles du rythme héréditaire (créé en 2004) à Nantes est informé des morts subites qui interviennent dans la région. Il est autorisé, dans le cadre du plan national « Maladies rares » à prendre contact avec les familles concernées. Grâce à un prélèvement d’ADN du défunt, on peut détecter une maladie cardiaque héréditaire et prendre ensuite en charge le reste de la famille. On peut alors proposer une stratégie de prévention graduée en fonction du risque individuel:

· Interdiction de la pratique de certains sports
· Médicalisation adaptée
· Pose d’un défibrillateur implantable...

La mort subite du sportif tue encore beaucoup trop

Les Français inégaux face au risque : Entre 0 et 44% de survie en fonction des départements français. La mise en place de défibrillateurs dans certains lieux publics et dans les enceintes sportives peut contribuer à une baisse de cette mortalité brutale et inattendue.

La mort subite est liée à un trouble du rythme cardiaque, un emballement du cœur qui se met à battre de manière trop rapide et trop désordonnée, et qui, sans une action extérieure, entraine la mort. Deux études de l’Hôpital George Pompidou ont évalué lequel est plus exposé au risque et dans quel département ce risque est le plus élevé. Le résultat a été publié dans « l’European Heart Journal ». Les analyses ont été menées à partir de presque 800 morts subites en France survenues au cours d’un effort sportif ou dans l’heure qui le suivait au cours de la pratique d’un sport (entre 2005 et 2010).

Chez l’homme, ce risque de mort subite est retrouvé surtout dans 3 sports :

1. Le cyclisme, le jogging et la natation, aucune différence de risque n’est retrouvé
2. Les hommes âgés en moyennes de 46 ans sont touchés.

Chez la femme, aucune différence de risque n’est retrouvée en fonction du sport. 

Cet accident cardiaque touche en fait des femmes âgées en moyenne de 44 ans. Par ailleurs, ce risque de mort subite augmente avec l’âge chez l’homme mais pas chez la femme. La diffusion des défibrillateurs est sous le seul contrôle des élus locaux :

· 15,6% de survie en cas de présence d’un défibrillateur cardiaque (et à quelqu’un capable de l’utiliser dans les 10 minutes) 
· 30% des patients pourraient en réchapper si une décharge électrique issue d’un défibrillateur pouvait relancer leur cœur

Ces chiffres sont une moyenne et les scientifiques mettent en évidence une disparité départementale inquiétante. Le Nord et la Côte d’Or arrivent par exemple en tête avec un taux de ressuscitation de presque 44% mais les Vosges et le Territoire de Belfort ont un taux de survie à 0%. La mort subite ne touche pas que les sportifs. 40 000 personnes décèdent de mort subite (entre 800 et 1000 sportifs) chaque année en France, le plus souvent dans des lieux publics. La survie dépend donc des élus locaux qui auront investi dans un défibrillateur, mais également de la sensibilisation de la population à son utilisation. 

En cas d’écroulement brutal d’une personne, il faut impérativement appeler les secours Samu (15) ou Pompiers (18). Commencer un massage cardiaque en attendant leur arrivée. Les 3ere minutes sont les plus importantes ! Le cœur se contracte très vite. Il faut donc utiliser un défibrillateur pour établir un choc électrique afin que le cœur rebatte normalement. Malheureusement, environ 3% des stades français en seraient équipés…

Epilepsie : Dormir sur le ventre peut augmenter le risque de mort subite

Une recherche montre que dormir sur le ventre peut exposer une personne souffrant d’épilepsie à un risque de mort subite, établissant des similitudes avec le syndrome de mort subite du nourrisson chez les bébés. L'étude est publiée dans le 21 Janvier 2015 dans le journal médical de l'American Academy of Neurology. 

L'épilepsie est un trouble du cerveau qui provoque des crises répétées et affecte environ 50 millions de personnes dans le monde. « La mort subite est la cause principale de décès dans l'épilepsie incontrôlée et se produit généralement sans témoin pendant le sommeil » a déclaré l’auteur de l'étude James Tao, MD, PhD, avec l'Université de Chicago dans l'Illinois et membre de l'American Academy of Neurology. Les Personnes souffrant de crises tonico-cloniques qui affectent l'ensemble du cerveau sont plus susceptibles de mourir subitement que les personnes souffrant de crises partielles qui affectent une zone du cerveau. Pour l'étude, les chercheurs ont examiné 25 études qui comprenaient 253 cas de mort subite où la position du corps a été enregistrée.

L'étude a révélé que 73 % des cas sont morts dans la position du sommeil sur le ventre, tandis que 27 % sont morts dans d'autres positions de sommeil. En regardant un sous-groupe de 88 personnes, les chercheurs ont constaté que les personnes de moins de 40 ans étaient quatre fois plus susceptibles de se retrouver sur le ventre au moment de la mort subite que les personnes âgées de plus de 40 ans. Un total de 86 % des personnes de moins de 40 ans dormaient sur le ventre, comparativement à 60 % pour celles âgées de plus de 40 ans. « Nous ne savons pas pourquoi c’était plus fréquent chez les jeunes», a déclaré Tao. «  C’est peut-être le fait qu’ils soient célibataires et n’ont personne avec eux pour les aider lors d’une crise pendant le sommeil. » Il a noté qu’une personne qui a une crise tonico-clonique généralisée dormant sur le ventre devrait se faire retourner par quelqu’un, même sur le côté pendant ou après la crise.

Un total de 11 cas de mort subite est survenu alors que les personnes ont été surveillées avec une vidéo EEG et leur position de sommeil enregistrée. Dans tous les cas, toutes les personnes sont mortes dans une position couchée, et la plupart de ces personnes dormaient sur le ventre avant les crises terminales. « Ce sont des cas similaires aux cas de SMSN des nourrissons, les adultes ont souvent une capacité réduite de se réveiller après une crise, surtout une crise générale», a déclaré Tao. «Nos résultats mettent en évidence une stratégie importante pour prévenir la mort subite inattendue en épilepsie » a déclaré Tao. «L’utilisation de montres bracelets et les alarmes de lit conçus pour détecter les crises pendant le sommeil peut aussi aider à prévenir ces décès. » 

Sources: sciencedaily.com / viva.presse.fr / docbuzz.fr / afp / hc-sc.gc.ca 

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