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Ne plus mourir à l'hôpital est un enjeu important

11/01/2013

Malgré la volonté de limiter la médicalisation des derniers instants, la fin de vie se déroule encore très généralement à l'hôpital.


60% des Français décèdent à l'hôpital.


La « dé-hospitalisation » de la mort est un enjeu important :
Pour répondre aux souhaits de la population (également en raison du coût financier lié à une hospitalisation),
la majorité des patients expriment le désir de finir leur vie chez eux.
Des politiques de santé pour favoriser le maintien à domicile des patients, (y compris en fin de vie) avec par exemple le développement des soins palliatifs à la maison. Toutefois les coûts de l’hospitalisation à domicile pour les patients restent dans une très large proportion inaccessible.

 

La probabilité de mourir à l'hôpital n'a pas varié en 15 ans :

  • 57% des décès sont survenus à l'hôpital (chiffre 2008)
  • 27% à domicile
  • 11% en maison de retraite

Un précédent rapport de l'Inspection générale des affaires sociales notait que la France occupait une position intermédiaire en Europe et par rapport aux USA.Proportion de décès à domicile :

  1. Royaume-Uni (19,5% en 2007)
  2. Etats-Unis (24,4% en 2004)
  3. Italie (40,6% en 2006)

L'étude donne le détail des lieux de décès en fonction de la cause de la mort, on apprend que la grande majorité, soit 72%, des décès par tumeur se produisent à l'hôpital.
Cette proportion est nettement plus importante que celle observée dans plusieurs pays européens comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique (moins de 60%). Ces différences peuvent s'expliquer par l'existence dans ces pays de soins palliatifs hors hôpitaux.

Les décès par maladies du système nerveux (notamment maladie d'Alzheimer) se produisent moins souvent à l'hôpital grâce au développement des prises en charge alternatives.
Les décès des malades d'Alzheimer se déroulent :

  • Unités en maison de retraite (34,4%)
  • A domicile (30,8%)
  • A l'hôpital (31,8%).

L'étude montre encore que les célibataires meurent moins souvent à l'hôpital que les personnes mariées L'hospitalisation peut être influencée par les proches
La solitude pourrait favoriser le décès à domicile en raison d'un défaut de prise en charge


Le vieillissement de l’entourage.

 

L'étude souligne aussi que plus on est âgé plus on a de probabilité de mourir à l'hôpital, ce qui s'explique par la difficulté pour un conjoint âgé d'assumer la fin de vie à la maison de son époux/épouse.
Une enquête récente sur la fin de vie de l'Ined (publiée également dans avis-de-décès.com) montrait que près de la moitié des décès (en décembre 2009) avaient été précédés par une décision médicale ayant pu hâter la mort.

Source : afp
Rapport publié par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
Données : Observatoire national de la fin de vie et de CépiDC (organisme collectant les données sur les décès)


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