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PRELEVEMENTS D'ORGANES SUR COEUR ARRÊTÉ ...

MEDECINE SANTE

13-02-2013

Deux nouvelles importantes relayées par le quotidien Libération :

Une bonne nouvelle : De moins en moins de morts sur la route et la prévention des AVC (accidents cérébraux vasculaires) s’améliore.
Une mauvaise : Nous assistons à une stagnation du nombre de corps sur lesquels on peut prélever des organes.
C’est le paradoxe du progrès…

  • 4 700 greffes d’organes sont réalisées chaque année en France
  • 12 000 malades sont en attente.
  • Faute de greffons disponibles : 800 meurent déjà chaque année
  1. Quelles solutions ?
  2. Changer les règles ?
  3. Prélever plus ? sur qui ?
En France, les prélèvements se font majoritairement sur des personnes en mort encéphaliques (pour la plupart décédées après un accident violent). La loi ouvre, depuis 2008, la possibilité de prélever des organes sur une personne après un arrêt cardiaque.
  1. Comment le faire sans dérapages ?
  2. Comment développer ce type de prélèvements ? (Pays-Bas, Belgique, Angleterre pratiquent déjà ce type de greffe)

« Les greffes sur cœur arrêté »

  • Les patients souvent atteints au cerveau, hospitalisés en réanimation.
  • Ils vont mourir.
  • Aucun traitement ne marche.
  • Ces personnes en fin de vie dépendent bien souvent de machines (pour respirer, par exemple) qui, logiquement, seront arrêtées.

De là, on attendra l’arrêt cardiaque, la médecine ne pouvant plus rien faire. Pour éviter toute douleur, une sédation sera prescrite.

  • Le Pr Jean-Louis Touraine explique : « Ce sont sur ces patients que l’on pourrait prélever des organes, juste après l’arrêt cardiaque »
    Mais voilà, il y a une inconnue : Le temps séparant l’arrêt des traitements du décès, si la durée est trop longue, les organes ne peuvent être greffés.
    Laurent Beydon (Société française d’anesthésie et de réanimation) s’interroge : « N’y a-t-il pas le risque que l’on aille vers une mort utilitaire, où l’on accélère le décès pour prélever dans de bonnes conditions ? ».
  • Didier Dreyfuss (Société de réanimation) : «Il faut à tout prix séparer les débats sur la fin de vie et ceux sur le don d’organes, le consentement de proches doit être explicite et surtout ne pas modifier les règles de la sédation.»
    Ne jamais accélérer le décès.
  • Le chef des urgences à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière B.Riou a explicité 2 limites à ne pas franchir : «Ne prélever que sur des patients morts. Aux Etats-Unis, ce n’est pas toujours le cas. .. Second tabou : ne jamais accélérer le décès

Source : Libération.fr    

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