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Peut-on mourir de fatigue ?

27/08/2013

Un jeune de 21 ans, stagiaire dans une banque d’investissement, a été retrouvé mort à Londres après avoir travaillé 72 heures d’affilée.
Une enquête pour déterminer l’origine de son décès est en cours car le jeune homme souffrait d’épilepsie (selon The Independant) et aurait également cumulé 8 nuits blanches en deux semaines… Dire qu’il est mort de fatigue est un raccourci. 

Le record est de 264 h en 1964

Randy Gardner (étudiant de 17 ans) avait tenu 11 jours sans dormir dans le cadre d’une observation, suivi par une équipe médicale. Son encéphalogramme avait confirmé qu’il n’avait pas dormi pendant 264 heures.
Les Neurones se mettent en veille
Le cerveau met en œuvre des systèmes de protection en état de privation de sommeil. Il est probable qu’il y ait aussi une déconnexion unitaire de certaines cellules pour leur permettre de récupérer malgré l’absence de sommeil.
Chez Randy Gardner les techniques ne permettaient pas de mettre en exergue cette "mise au repos" des neurones.
Pas de danger de mort …
La tolérance des individus est très variable pendant les expériences, majoritairement nous arrivons à « tenir » 3 jours sans sommeil. Certains individus expérimentent au bout de 4 jours des hallucinations, des interprétations délirantes ... mais pas de situation de danger de mort.

Vulnérabilité cardiaque ou neurologique

La privation de sommeil est en effet dangereuse car elle introduit des dysfonctionnements :

  1. Chute et poussée de la tension artérielle
  2. Cœur plus instable, variations glycémique…

Ces modifications mettront en danger le sujet s’il est déjà vulnérable.
On ne sait pas dans le cas du  jeune stagiaire décédé s’il a pris des médicaments ou des drogues pour « tenir le coup », ayant des effets toxiques...
Sauf dans le cas d’un sujet avec une faiblesse cardiaque, le manque de sommeil en soi n’a pas pour conséquence de faire lâcher le cœur.
Sur des animaux en bonne santé il a été démontré que la privation de sommeil de plusieurs semaines entraînait :

  • Des troubles de la régulation thermique
  • Des troubles de l’appétit
  • Un écroulement des défenses immunitaires

Résultat : les animaux en question mourraient d’hyperthermie ou d’une infection.
Pour le stagiaire décédé, s’il n’y a pas de vulnérabilité en arrière-plan, ce seront les facteurs associés à la perte de vigilance qui provoqueront l’accident ou la mort.

Source : nouvelobs.com

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