Carnet

Pouvons nous décéder un dimanche ?

PRATIQUE

03-10-2013
Afin de rebondir sur l’actualité sur les ouvertures du Dimanche, avis-de-deces.com remonte dans le temps car l’histoire commence il y a quelques millions d’années.
Le jour du Seigneur (et du Préfet…)
Dieu, après avoir bien bossé, décide de se reposer le 7eme jour. Il aime tellement cela qu’il bénit cette journée particulière :
  • « Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le 7eme jour : il en fit un jour sacré parce que, ce jour-là, il s’était reposé de toute l’œuvre de création qu’il avait faite. »

C’est l’idée du chabbat : une journée particulière où l’on ne travaille pas. Une journée où la communauté se retrouve, ce qui donne une ambiance particulière, faite de relations amicales, familiales, de réflexion (et de prières, bien sûr).
Les premiers chrétiens adoptent la formule, mais ils veulent se démarquer des juifs : comme le Christ est ressuscité le premier jour de la semaine (en Hebreu : « yom rishon ») ils décident d’instaurer cette journée sacrée ce jour-là : Ils l’appellent le jour du Seigneur « dies dominicus » qui deviendra « dimanche ».
Ne dites plus « Dimanche » mais le « jour du soleil » :

  1. Dans le calendrier romain : « dies solis »
  2. En anglais : « sunday »
  3. En Espagnol : « domingo » etc …

Constantin, premier empereur chrétien, en 321 (c’est parti !)  introduit le repos du dimanche dans les villes de l’Empire. Il l’impose comme le jour de la messe et l’Eglise condamne les travaux serviles ce jour-là. Le repos est même imposé à partir du XIIe siècle aux « infidèles », juifs ou sarrasins. (Les superettes n’ouvrent plus après 21h…, d’ailleurs aujourd’hui seuls les sarrasins de Paris restent ouverts après 21h).
Le Vatican tenta de contrôler le dimanche pour lui garder sa fonction sacrée et empêcher qu’il dérive vers un jour d’oisiveté pure, pire, de beuverie !...
Les théologiens catholiques et protestants, pensent que le dimanche doit rester le jour où l’on se repose des œuvres ordinaires pour vaquer plus à loisir à la méditation des œuvres de Dieu.

Activités funéraires : Que dit la loi ?
Les inhumations ou les crémations sont possibles du lundi au samedi. Pour qu’un enterrement se déroule les dimanches ou les jours fériés, il faut obligatoirement obtenir une dérogation préfectorale (comme pour les magasins de bricolage).
Les cérémonies religieuses ne peuvent pas en principe déroger à ces règles qui sont d’ordre public, certaines dérogations sont parfois demandées pour respecter les rituels. Le représentant de l’état ne s’y oppose pas en règle générale. Il faut tout d’abord respecter le délai des 6 jours ouvrables
Les délais d’inhumation ou de crémation diffèrent selon le lieu du décès :

  • Si la personne décède en France, l’inhumation ou la crémation doit être faite dans les 24 h au moins ou 6 jours ouvrables (hors dimanche et jours fériés) au plus après le décès.
  • Si la personne décède en outre-mer ou à l’étranger, le délai de 6 jours ouvrables commence à courir à compter de l’entrée du corps sur le territoire français.
  • Si un problème médico-légal survient, le délai de 6 jours part du jour de la délivrance de l’autorisation d’inhumation ou de crémation par le procureur de la République.
Mais soyons rassurés, nous croyons savoir que pour l'instant, nous pouvons toujours mourir un dimanche.

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