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Qu’en est-il de la mort numérique ?

LA TECHNOLOGIE & LA MORT

24-03-2014
Avec l’arrivée d’Internet dans la vie quotidienne de la grande majorité des individus, se posent aujourd’hui des questions qui n’auraient jamais eu lieu d’être il y a quelques années de cela. L’un des exemples les plus marquants est celui de la mort dite « numérique ». Il s’agit de l’ensemble des profils sur les réseaux sociaux, photos, vidéos ou encore e-mails et blogs que laissent un individu après sa mort. Ce sont autant de traces virtuelles qui restent et qui, pourtant, appartiennent au défunt. Cette problématique concerne aussi bien les jeunes que les seniors, puisque ces derniers sont de plus en plus nombreux à avoir un passé numérique bien rempli derrière eux.
 
Lorsqu’une personne meurt, ses comptes sur les réseaux sociaux (type Facebook, Twitter ou encore Linkedin et Viadeo) peuvent rester actifs des années durant. La raison ? Des réglages propres à chaque compte, et des mot-de-passe connus uniquement du détenteur. Aux Etats-Unis, un certain type d’entreprises voit le jour, qui proposent un « enterrement digital » après la mort. Pour cela, il suffit de communiquer tous ses mot-de-passe de tous ses comptes, afin d’assurer une disparition d’Internet. Asset Lock, Legacy Locker ou encore Death Switch proposent ces services. De plus en plus, les juristes conseillent de mentionner dans son testament les biens digitaux que nous possédons. Ainsi, il est important de mentionner tous les comptes, leur mot-de-passe et si l’on souhaite qu’ils soient effacés ou bien transmis à un ou plusieurs successeurs. Cependant, la loi reste tout de même toujours vague à ce sujet. Il s’agit d’une notion complexe qui nécessite une réglementation pointue…

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