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Seulement 5 % des décès sont certifiés par voie électronique

PRATIQUE

09-10-2012

Le certificat de décès électronique est sous-utilisé.

Ce système alerte les autorités en cas de surmortalité.
Imaginée après la canicule de 2003, la transmission des certificats de décès via Internet devait permettre une alerte des autorités sanitaires en temps réel en cas de hausse brutale de la mortalité.
Ce système original est opérationnel depuis 2008, mais il est sous-utilisé par les médecins.

5 % des décès sont aujourd'hui certifiés par voie électronique, ce qui est insuffisant pour assurer une surveillance efficace.

Les avanteges du certificat de décès électronique:

  • Accessible sur un site Internet sécurisé
  • Permet une remontée de l'information en quelques heures (plusieurs semaines pour la procédure traditionnelle par courrier)
  • Contient des informations confidentielles sur les causes médicales de la mort (outil précieux pour réagir rapidement en cas de crise sanitaire).

Le Figaro précise que lors de la canicule de 2003 (15.000 décès supplémentaires), les Ddass, qui recevaient alors ces informations des mairies par courrier, n'avaient pas été capables de mesurer l'ampleur de la surmortalité.
La certification électronique aurait permis de comprendre immédiatement la hausse des décès observés l'hiver dernier chez les personnes âgées.
(Selon le Dr Caserio-Schönemann).

La certification électronique est aujourd'hui pratiquée par 150 Hôpitaux.
Il pourrait aussi être utilisé par :

  1. Les maisons de retraite
  2. Les médecins de ville (constat des décès à domicile).

Sensibiliser le corps médical
Éric Jougla (Directeur à l'Inserm du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès) :

  • Les informations recueillies par Internet sont plus lisibles
  • Consignées par ordinateur
  • De meilleure qualité
  • Le médecin bénéficie d'une aide à la déclaration en ligne

Les statistiques pourraient alimenter des recherches en santé publique si elles étaient reçues dans des délais plus courts.
Isabelle Bonnelie (Responsable du développement de cette technologie (Inserm) cite 2 exemples :

  1. Mesurer les effets de la crise sur le nombre de suicides
  2. Evaluer les effets d'un médicament sur la mortalité.

Il reste à sensibiliser le corps médical et à lui faire prendre conscience que le certificat électronique peut constituer une alerte permettant de détecter les crises, les épidémies et de mieux les gérer.

Source : figaro

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