Carnet

VIVRE LA MORT DE SON ENFANT

08-11-2011

Lorsque nous perdons un enfant, une grande colère s’empare de nous. La douleur causée par la perte est si intense qu’il nous arrive de remettre en cause notre croyance en Dieu. La vie devient si absurde ! Face à ce cauchemar nous les parents sombrons dans la dépression.

 

Bien sûr, nous avons du mal à accepter la mort de notre enfant. À tel point que lorsque nous regardons le cercueil, il nous arrive d'espérer fortement que l’enfant pourrait ressusciter des morts. Nous savons tous que ce n’est pas évident, mais nous prions pour que cela se passe. Il nous arrive même de retarder l’enterrement pour non seulement prolonger le temps à passer avec son enfant mais pour espérer son réveil.

 

Le travail de deuil se fait très lentement ! Le long chemin des questionnements perturbent nos pensées. Nous allons jusqu’à nous imaginer que ni le temps, ni personne ne pourront jamais estomper nos peines ! Des personnes plus fragiles vont aller jusqu’à se suicider et à s’imaginer que sans leur enfant la vie n’en vaut pas la peine d’être vécu.  D’autres veulent suivre leur bébé dans l’autre monde. Ce sont tous là des manifestations d’un état émotionnel intense.

 

Que l’enfant soit mort accidentellement ou victime d’une maladie incurable ou au pire d'un suicide, les douleurs ressenties par les parents sont identiques. Difficile de faire comme si de rien était. Même dix années après la perte, des larmes coulent de leurs yeux quand ils pensent à leur enfant disparu. Ce n'est certainement pas facile.

 

Le remède que l’on peut conseiller dans ce genre de situation, c’est de se joindre au groupe des parents endeuillés pour partager des expériences individuelles liées à la perte d’un enfant. Car souvent, le décès d’un enfant fait naître chez les parents des sentiments de culpabilités. Ainsi ils se croient responsables du décès. Rappelons que ce genre de tragédie peut perturber la vie d’un couple. Et par là même perturber psychologiquement le reste de la famille.  Les autres enfants risquent d’être délaissés par les parents qui passent leur temps replier sur eux-mêmes.

 

Auteur : Izackia

 

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