Carnet

Vivre la fin de vie chez soi …

19/03/2013

81% des Français veulent mourir à la maison.

  1. L'étude par de l'Observatoire national de la fin de vie (ONFV) montre que seulement 25% des décès ont lieu au domicile.
  2. C'est dans le dernier mois de la vie que la majorité des malades sont transférés à l'hôpital (le plus souvent pour recevoir des soins palliatifs)
  3. Le chiffre passant de 30% à 63,8% d'hospitalisations sur la période.

Les raisons de ces chiffres sont nombreuses :

  • Défiance de l'hôpital vis-à-vis des acteurs de soins à domicile
  • Problème de ressources financières et de méconnaissance par rapport aux aides et à leurs modes d'attribution
  • Déficience des soins palliatifs en France.

 

 

 

 

« Je resterai ici jusqu’à la fin, j’avais 13 ans quand mes parents s’y sont installés. » (Marie Bousch dans sa petite maison de Holbach - Photo Pascal BROCARD

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rôle du médecin de famille est décisif.
Le rapport relève qu’il existe un lien très fort entre le fait que le médecin traitant connaisse les préférences du patient concernant son lieu de décès, et le fait que le patient y décède réellement.
Des disparités régionales
Ces différences sont liées au niveau de vie des habitants et au nombre d'associations conventionnées pour assurer des prestations de "garde-malade".
Par exemple : les personnes qui décèdent à domicile en Provence-Alpes-Côte d’Azur (31%) est largement plus élevée qu’en Auvergne (20%).
La France en retard
La France est un des pays d'Europe où l'on meurt le moins souvent chez soi, il n'y a pour l'instant aucune tendance au changement. La part de décès à l'hôpital est restée stable entre 1990 et 2009 (57,9%). La proportion de mort à domicile a légèrement baissé (de 28% à 25%) au profit de celle en maison de retraite (de 8% à 11%).

La bonne question : La fin de vie est-elle une affaire surtout médicale ?
(qui justifie alors qu’elle soit d’abord vécue à l’hôpital ?).
L'étude propose plusieurs pistes à explorer :

  1. Une plus grande prise en charge à domicile
  2. Des tarifs harmonisés avec ceux de l'hospitalisation
  3. Plus d'implication des médecins généralistes (seulement 2,5% à être formés aux soins palliatifs).

L'Observatoire national de la fin de vie (ONFV) appelle aussi à une politique nationale en matière de fin de vie. Le Programme National de Développement des Soins Palliatifs (2008-2012) touche à sa fin. François Hollande qui avait fait de la prise en charge en fin de vie un de ses sujets de campagne.
 

Source : Etude publiée (le lundi 18 mars) par l'Observatoire national de la fin de vie (ONFV).

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