Carnet

La mort ne doit pas être un luxe et en période de crise : Peut-on mourir moins cher sans sacrifier la qualité ?


Le juste prix de la mort

La loi n’est pas parvenue en vingt ans à faire chuter le prix des obsèques. 
En 1993, le monopole communal des pompes funèbres a été abrogé, libéralisant le secteur. Cependant la baisse des tarifs attendue ne s’est pas produite. 
De nouvelles enseignes entendent « ressusciter » la transparence des prix sur le marché du décès que l’ UFC Que Choisir avait épinglé pour son opacité. L’association de défense des consommateurs (dans son rapport paru en 2010) avait dénoncé une hausse des tarifs sur dix ans de 40%.

Sous la pression de la crise, le funéraire passe au « low-cost ».

Avec la crise économique, de plus en plus de familles ne peuvent faire face aux frais des funérailles qui représentaient en moyenne 3100€ en 2011 (source enquête UFC Que Choisir). Une société annonce fièrement un "prix unique" 4 fois moins cher que des obsèques organisées par des pompes funèbres "traditionnelles". Que comprennent exactement ces obsèques low-cost ?. Arnaque ou bonne affaire ?. Le business du décès commence à s’ouvrir…

Comment ces sociétés parviennent-elles à casser leurs prix? 

« Nous ne faisons que des convois courts n'excédant pas 2h. Nous proposons des cercueils d'une épaisseur de 18 mm, moins chers que ceux de 22 mm. Tout passe par Internet et nous ne payons donc pas de loyer d'agence. Notre choix de cercueils en stock est réduit … » explique une responsable des pompes funèbres en ligne.
Aux prix affichés, il faut aussi ajouter des frais supplémentaires comme celui du crématorium, l'achat d'une concession ou encore le paiement des fossoyeurs. 
Jusqu’à présent, le consommateur comparait peu dans le secteur du décès mais des sites Web comparateurs de prix  facilitent la mise en concurrence. De plus en plus de Français tapent le mot « obsèques » et  « décès » sur Google. Pour le voyage vers l’au-delà, respect et dignité s’imposent, pour le reste, à vous de bien comparer.