Carnet

Henry BAUCHAU

Henry BAUCHAU 22 janvier 1913 - 21 septembre 2012
01/10/2015

L’écrivain, poète, romancier, dramaturge et psychanalyste belge de langue française, Henry BAUCHAU décède à 99 ans, le 21 septembre 2012 à Paris. Né le 22 janvier 1913 à Malines en Belgique, sa petite enfance est marquée par l'invasion allemande et l'incendie de la maison maternelle à Louvain. Il fait des études de droit à la Faculté Saint-Louis, puis à l'université de Louvain. Avant d'être mobilisé en 1939, il exerce des activités dans le journalisme et milite dans des mouvements de jeunesse chrétiens. Pendant la guerre, de juillet 1940 à juin 1943, il sera responsable du Service des volontaires du travail pour la Wallonie (SVTW). En 1975 il émigre en France et s’installe à Paris. À Paris, il travaille dans la distribution de livres, principalement pour l'éditeur franco-algérien Edmond CHARLOT. Il est membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. 

La Croix annonce son décès en publiant l’article « L’écrivain Henry BAUCHAU est mort ». Il y est rapporté que « L’écrivain et poète belge, mais aussi éducateur et psychanalyste, Henry BAUCHAU est décédé dans son sommeil, vendredi 21 septembre, à 99 ans ». Par ailleurs, l’article souligne que « Né à Malines (Belgique), le 22 janvier 1913, il était venu tardivement à l’écriture et s’était essayé à beaucoup de genres, mêlant la mythologie à l’Histoire, l’imaginaire au réel le plus intime. Chargé de cours à l’université de Paris VII, il rend compte des rapports de l’art et de la psychanalyse à travers son expérience personnelle ».

Pour sa part, Astrid De LARMINAT du Figaro fait part de son décès via l’article intitulé « Henry BAUCHAU est mort ». Il y est annoncé que « Henry BAUCHAU aurait eu 100 ans le 22 janvier prochain. Il s'est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi, pendant qu'il dormait, dans la grande maison où il vivait retiré, à l'orée des bois de Louveciennes. Malgré son âge et la fatigue de son long corps usé, il continuait à écrire, non pour meubler ses vieux jours mais parce qu'il était habité d'une flamme qui le dévorait. C'était un écrivain à l'écoute de «la voie intérieure». Il disait qu'il était « de ceux qui n'ont réponse à rien», mais toute au long de sa vie il a cherché, et tenté de mettre en lumière les forces contraires qui déchirent l'être humain entre ténèbres et lumière ».

Dans son article « L'écrivain belge Henri BAUCHAU est mort », Libération annonce que « L'écrivain, poète et auteur dramatique belge d’expression française Henry BAUCHAU est mort dans la nuit de jeudi à vendredi dans son sommeil à l'âge de 99 ans, a annoncé son éditeur Actes Sud. Son roman «Le Boulevard périphérique» avait été couronné en France par le Prix du livre Inter en 2008. Membre de l’Académie royale de littérature de la Communauté française de Belgique depuis 1990, il a reçu le Prix international Union latine de littératures romanes en 2002. Ses ouvrages sont aujourd’hui, pour la plupart, disponibles chez Actes Sud et traduits dans toute l’Europe, aux Etats-Unis, au Mexique, en Chine, au Japon ». 
 

Livre d'Or

Evelyne von der Lahr mardi 25 septembre 2012
Cher Monsieur Bauchau, en accueillant les affres, les doutes , la souffrance de l'autre et parce que vous avez vous-même accueilli vos propres doutes et vos propres souffrances , vous redonnez dignité à celui qui souffre et à partir de là espoir et force pour poursuivre sa voie en acceptant le tâtonnement , le doute , l'erreur ; pour vous , il n'y a pas de "fausses routes ", pas de "parcours sans faute " ,il n'y a que "le labyrinthe de la vie "!J'ai trouvé -dans vos écrits - une véritable consolation; j'ai toujours voulu vous l'écrire de votre vivant et pas osé! Ce sont vos enfants , petits-enfants et arrière petits enfants qui recueilleront ce profond remerciement ! Qu'ils y trouvent aussi un peu de réconfort !

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