Carnet

Georges GUINGOUIN

Georges GUINGOUIN 2 février 1913 - 27 octobre 2005
01/10/2015

Le militant du Parti communiste français et compagnon de la Libération, Georges GUINGOUIN est mort à 92 ans, le  27 octobre 2005 à Troyes. Il a été inhumé, suivant son souhait, à Saint-Gilles-les-Forêts. Né le 2 février 1913, à Magnac-Laval dans la Haute-Vienne, il joua un rôle de premier plan dans la Résistance française à la tête des maquis de la montagne limousine. Il fut surnommé « Lou Grand » et le « Préfet du Maquis ». est d'abord élève à l'école primaire supérieure de Bellac (Haute-Vienne), puis il est admis à l'École normale d'instituteurs de Limoges. Après son service militaire, il est nommé, en octobre 1935, instituteur à Saint-Gilles-les-Forêts (Haute-Vienne).

 

  • Libération annonce son décès en publiant l’article « Mort de Georges GUINGOUIN, le « préfet du maquis » ». Il y est annoncé que « Un «préfet» est mort. Un homme atypique, communiste, et qui n'a jamais été préfet. Mais, ce titre, il l'avait hérité de sa popularité de libérateur de Limoges. Georges GUINGOUIN, le «préfet du maquis», aussi surnommé «Lou Grand», en raison de sa grande taille, ou encore le «Tito limousin», est décédé jeudi à l'âge de 92 ans, à Troyes (Aube) où il s'était retiré après son exclusion du PCF en 1952. Résistant de la première heure, GUINGOUIN n'est pas un tendre. Il est maître sur ses terres : il réglemente le ravitaillement de ses troupes, taxe les denrées... Franc-tireur, il s'oppose aussi à la direction clandestine du PCF, refusant par exemple d'occuper Limoges en juin 1944, «une consigne suicidaire». Ce n'est pas là son premier désaccord. Dès 1943, l'homme de la guérilla rurale dans le Limousin est l'objet d'un ordre d'assassinat lancé par son propre parti ».
  • Pour sa part, Le Monde annonce son décès via l’article « Georges GUINGOUIN, libérateur de Limoges, est mort ». Il y est rapporté que « Georges GUINGOUIN, compagnon de la Libération décédé jeudi 27 octobre à Troyes dans sa 92e année, est le fondateur du premier maquis de France, celui du Limousin, avec lequel il avait libéré en 1944 sans effusions de sang Limoges, reconnue par le général Charles de Gaulle comme « capitale française de la Résistance » ». Par ailleurs, l’article souligne que « Résistance aura été la devise de « Lou Grand », surnom que lui valait sa haute stature surmontée d'un béret, qui ornera sa tête jusqu'à ses derniers jours. Il a organisé en une armée efficace une troupe disparate d'ouvriers, d'agriculteurs et d'intellectuels, dont les Allemands ne viendront jamais à bout, malgré les troupes surarmées qu'ils enverront contre elle. Animé par un idéal marxiste-léniniste, Georges GUINGOUIN s'est également opposé aux diktats des dirigeants de l'époque du Parti communiste français, notamment quand ces derniers l'ont pressé, en juin 1944, de prendre Limoges par la force pour des raisons de stratégie politique ».

 

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