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Bibi Andersson

Bibi Andersson 11 novembre 1935 - 14 avril 2019
07/05/2019

L’actrice suédoise Berit Elisabeth Andersson (son vrai nom) est morte ont annoncé sa fille Jenny Grede Dahlstrand et son attaché de presse, Martin Frostberg. Elle étudie, soutenue par sa mère dans ses ambitions de devenir actrice, à l’école d’art dramatique Gösta Terserus, et de 1954 à 1956 à l’Académie royale d’art dramatique de Stockholm (qui accueillit en son temps des actrices aussi célèbres que Greta Garbo et Ingrid Bergman). 

La muse de Bergman se fera mousser grâce à des pubs pour savons …

Bibi, tout doucement (…) n’a que 15 ans lorsqu’elle apparaît pour la première fois à l’écran, dans un film publicitaire de savons tourné par le maître Ingmar Bergman en 1951. Le maître la fera « mousser » un peu plus en 1955 en lui offrant un petit rôle dans Sourires d’une nuit d’été, puis un plus gros, à peine deux ans plus tard, dans Le Septième Sceau. La carrière de Bibi est véritablement lancée avec Les fraises sauvages où elle interprète deux personnages lumineux issus des rêveries amères d’un vieux misanthrope.

Au Festival de Cannes 1958, c’est la consécration : avec ses partenaires féminines d’Au seuil de la vie, nouveau film du stakhanoviste Bergman où elle incarne une fille-mère décidée, elle reçoit un prix d’interprétation collectif. Elle doit néanmoins à Vilgot Sjöman un 2eme prix d’interprétation prestigieux (obtenu au Festival de Berlin 1963) pour La Maîtresse où elle donne la réplique à Max Von Sydow. Elle s'éteint à l'âge de 83 ans.

Le meilleur est à venir…

Dans « Persona » en 1966, film mental labyrinthique (vous suivez ?) Bergman confronte Bibi Andersson à sa nouvelle muse : Liv Ullman, les deux actrices fusionnent littéralement à l’image. La comédienne a entamé la même année une carrière internationale peu convaincante, qui la fera tout de même côtoyer :
. John Huston (La lettre du Kremlin)
. Robert Altman (Quintet) ou
. Gabriel Axel (Le Festin de Babette).

Elle a continué à tourner jusqu’en 2009, avant d’être victime d’un accident vasculaire qui avait laissé un côté de son corps paralysé. « Elle ne prononçait plus un mot. Comme Liv Ullmann dans Persona de Bergman, avec Bibi. Ses films parlent pour elle, désormais », écrit Eric Neuhoff dans Le Figaro.

"Elle laisse derrière elle un vide énorme pour tous ceux qui ont eu le privilège de vivre à ses côtés", a déclaré sa fille à l'AFP. Pour Jan Holmberg, président de la Fondation Ingmar Bergman : « Bibi Andersson n'a pas toujours trouvé des rôles à sa hauteur. Mais elle s'en saisissait et en faisait quelque chose bien plus grand", a-t-il expliqué.

 

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