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Sócrates

Sócrates  19 février 1954 - 4 décembre 2011
01/10/2015

Le milieu de terrain international brésilien Sócrates s’est éteint à 57 ans, le 4 décembre 2011 à São Paulo, vaincu par une intoxication alimentaire qui a évolué en choc septique. Né Sócrates Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de OLIVEIRA, il vient au monde à Belém le 19 février 1954. Titulaire d'un doctorat en médecine du Faculdade de Medicina Preto de Ribeirão et politiquement engagé pour la démocratie, Aux termes de sa carrière sportive, il exerce comme spécialiste en médecine sportive et aussi consultant. Il a débuté sa carrière dans le club de Ribeirão Preto en 1974. En 1978, il rejoint les SC Corinthians, où il fera l'essentiel de sa carrière.

·         Le Figaro publie l’article intitulé « Sócrates, la mort d'un autre football » pour relayer l’annonce de son décès. L’article rapporte que « Le grand frère de Raï laissera l'empreinte d'un joueur élégant, mais aussi d'un homme charismatique en dehors des terrains. Le football brésilien est en deuil ce dimanche et pleure l'un de ses plus grands artistes. Sócrates laissera l'image d'un homme qui voulait vivre pour le plaisir, une sorte d'hédoniste moderne. « Il ne faut pas jouer pour gagner, mais pour que l'on ne t'oublie pas », avait-il déclaré un jour. Les Brésiliens, eux, ne l'oublieront pas ».

·         De son côté, Nicolas BOURCIER du Monde annonce son décès via l’article « L'adieu à Sócrates, l'insurgé-footballeur ». Il écrit que « L'homme au poing levé est mort. Et la démocratie brésilienne pleure. Au pays où le football est un sport sur lequel on ne plaisante pas, la disparition d'une légende du ballon rond prend des allures de tragédie nationale. Mais lorsqu'il s'agit d'un footballeur doté d'une conscience politique rare, ayant donné ses lettres de noblesse à la Seleçao en portant le brassard de capitaine de la sélection de rêves en 1982, c'est toute une génération qui se prend à feuilleter les pages de sa propre histoire. Avec une nostalgie revendiquée ».

·         Pour sa part, Hubert ARTUS du Nouvel Observateur rapporte que « Décès de Sócrates : mort d'une idée du football… et de la démocratie » « C'est une philosophie du football qui vient de mourir. Sócrates, avec son bandana baba cool et son nom prédestiné, il fut le premier grand joueur sud-américain à prendre position contre la dictature ». Alors qu’Antoine MAES de 20 Minutes évoque la perte d’un « joueur légendaire, fin passeur et portant perpétuellement la barbe, qui était également reconnu pour son engagement politique » dans son article « Sócrates, mort d'une légende du football brésilien ».

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