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Nikos PAPATAKIS

Nikos PAPATAKIS 5 juillet 1918 - 17 décembre 2010
01/10/2015

Le réalisateur, scénariste, producteur et directeur artistique français d'origine grecque, Nikos PAPATAKIS est mort à 92 ans, le 17 décembre 2010 à Paris (XIVe). Il vient au monde à Addis-Abeba (Éthiopie), le 5 juillet 1918. En Éthiopie, le il s'oppose au régime de Mussolini et le combat en se ralliant à l'empereur Hailé SÉLASSIÉ. Mais il est contraint de s'exiler et se réfugie d'abord au Liban puis en Grèce. En 1939, il part pour la France et s'installe à Paris. En 1947, il crée le cabaret La Rose Rouge. Il va diriger, jusqu'au milieu des années 1950, cette scène qui va être un formidable tremplin pour de nombreux artistes parmi lesquels Les Frères Jacques et Juliette GRÉCO

  • Pierre MURAT de Télérama annonce son décès en publiant l’article « Fin de l’aventure pour Nikos PAPATAKIS ». Il y est rapporté qu’ « Il fut le mari d’Anouk AIMÉE, le premier producteur de Cassavettes, celui de Jean GENET. Mais « Nico » PAPATAKIS est surtout le cinéaste des « Abysses », dont les films, peu nombreux, admirés par les surréalistes, ont toujours fait scandale. Il s’est éteint le 17 décembre, à 92 ans ». Par ailleurs, il y est souligné que « « Je n'ai jamais cherché l'aventure », disait-il. Pourtant, Nikos PAPATAKIS, mort le 17 décembre, à l'âge de 92 ans, était un aventurier. Un vrai de vrai. C'est le fils d'un marchand grec et d'une Ethiopienne aristocrate : il naît à Addis-Abeba en 1918. A 16 ans, on l'envoie faire la guerre contre l'Italie « avec un fusil, des cartouches et... des chaussures, dans cette armée populaire de soldats pieds-nus » ».
  • Dans son article « Décès du réalisateur Nikos PAPATAKIS », Laura GONCALVES de L’Express annonce que « Porte-parole des marginaux, et contestataire dans l'âme, Nikos PAPATAKIS est décédé à l'âge de 92 ans. Le cinéaste de l'errance, parti vivre au Liban puis en Grèce, s'est installé en France à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Breton, Sartre ou Prévert l'accompagnent dans les sentiers de la révolution intellectuelle par le cri de la vérité des marges  ».

 

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