Carnet

Douloureux à traverser mais naturel, après le décès, le chemin du deuil n’est pas un long fleuve tranquille …


La douleur de l’absence 

Le décès d’un être aimé et le monde s’effondre. Perdre quelqu’un que l’on aime, être confronté à la mort, à cette séparation crée en chacun de nous des vécus différents. L’intensité de la douleur est à la mesure de l’attachement pour le disparu. Une seule certitude : nous devons apprivoiser la douleur de l’absence.
La durée d'un deuil est très aléatoire et variera d'une personne à l'autre. Souvent, l'évolution est variable, on a l'impression d'aller mieux, puis peu de temps après de replonger. Les psychologues relatent toutefois quelques grandes phases avec un pas en arrière et deux pas en avant… 

La lente acceptation du décès

La première période du deuil durant laquelle il va nous falloir intégrer la disparition de la personne proche : Le choc, le déni, la colère et l'évitement …
C'est le moment ou nous réagissons à l'annonce du décès. Parfois inattendu, l'annonce du décès est brutale comme un coup de poing. Certains vont dénier le décès : « ce n’est pas possible »… 
La dépression, le vide de l’absence avec toute la palette des émotions dépressives : Il s'agit du moment de l'abattement, où l'on peut ressentir une sorte d'engourdissement avec ses conséquences : fatigue physique et nerveuse, insomnie, perte d'appétit... 
La reconstruction : l'apaisement survient progressivement et la vie se réorganise sans la personne décédée mais perturbé par la culpabilité de laisser la personne partir. Comme si, nous la trahissions en sortant du deuil et qu'elle allait définitivement sombrer dans l'oubli. 

De l’écoute et de l’empathie 

Pour la simple raison qu’il n’existe aucune norme, aucun guide pratique ne pourra indiquer la conduite à adopter.
Le deuil est un phénomène douloureux à traverser mais naturel. N'hésitez pas à faire appel à une aide extérieure pour baliser le deuil ou parler de la personne décédée si vous avez l'impression de ne pas vous en sortir, d'être isolé face à cette période de traumatisme.