Carnet

Combien de temps vivrez-vous ? Personne ne peut évidemment répondre à la question mais nous ne sommes pas tous égaux devant la mort.


L'espérance de vie 

C’est une mesure statistique qui mesure l'état de santé d'une population. Elle se définit comme le nombre moyen d'années que vivra un individu ayant un âge donné, si les taux de mortalité actuels persistent.
En France, actuellement, l'espérance de vie d'une femme est de 83,5 ans, et 75,9 ans pour un homme. Depuis l’Homo sapiens l’évolution de l’espérance de vie montre de grandes variations avec des reculs importants associés aux guerres ou à de grandes pandémies. Dans la capitale de la Rome antique, les décès des habitants intervenaient en moyenne à l’âge de 15 ans et depuis le 18ème siècle, pour les françaises cette espérance de vie à été multiplie par 3,5. Cet accroissement est d’une très grande régularité puisqu’on gagne presque un an tous les 4 ans depuis au moins 170 ans. 

De grands progrès pour retarder le décès.

Les causes extrinsèques de mortalité étant vaincues les unes après les autres, on observe aujourd’hui que la croissance de la probabilité de mourir avec l’âge est exponentielle. La médecine a fait de grand progrès en ce qui concerne les vaccins et le dépistage. Le nombre de décès a donc baissé drastiquement en raison de la chute du nombre d’infections. Le cancer et les maladies cardiaques (en partie expliqués par la sédentarisation des modes de vie) prennent le relai et sont aujourd’hui les deux principales causes de décès. 

Les inégalités sociales face à la mort se maintiennent depuis 25 ans

Toutes les catégories sociales ont profité des progrès, cependant les écarts entre les cadres et les ouvriers se sont maintenus. Le décès des hommes cadres intervient en moyenne 6,3 ans plus tard que les hommes ouvriers. Les inégalités sociales chez les femmes sont moins marquées, 3 ans séparent les cadres et les ouvrières.
Quelles que soit leur catégorie sociale, le décès des femmes est retardé par rapport à celui des hommes, même l’espérance de vie des ouvrières est supérieure d’un an et demi à celle des hommes cadres.