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Les lieux de décès en France, évolution sociologique au fil du temps …


La part des décès à l’hôpital n’a pas augmenté au cours des 20 dernières années.

Les lieux de décès constituent un indicateur important pour cerner les besoins de soins et d’accompagnement des personnes en fin de vie : 
Combinés aux maladies à l’origine du décès
Aux classes d’âge et aux caractéristiques liées à l’environnement social et familial,
Ils donnent de précieuses informations pour comprendre l’évolution des conditions de la fin de vie. Malgré la volonté de limiter la médicalisation des derniers instants, la fin de vie se déroule encore très généralement à l'hôpital et la probabilité d’y mourir n'a pas varié en 20 ans (60% des Français décèdent à l'hôpital). 
Nous savons que la majorité exprime le désir de finir leur vie chez eux, mais cela concerne seulement 1 Français sur 4.

Le détail des lieux de décès en fonction de la cause de la mort

72%, des décès par tumeur se produisent à l'hôpital et cette proportion est nettement plus importante que celle observée dans plusieurs pays européens, les différences peuvent s'expliquer par l'existence dans ces pays de soins palliatifs hors hôpitaux. Les décès des malades d'Alzheimer se déroulent moins souvent à l'hôpital grâce au développement des prises en charge alternatives notamment avec les unités en maison de retraite (35%).
Les célibataires meurent moins souvent à l'hôpital que les personnes mariées et la solitude favorise le décès à domicile en raison d'un défaut de prise en charge. Plus on est âgé plus on a de probabilité de mourir à l'hôpital, ce qui s'explique par la difficulté pour un conjoint âgé d'assumer la fin de vie à la maison.

Des disparités importantes selon les régions

La part des décès à l'hôpital est plus forte dans le Nord-Est de la France que dans le Sud. 
Ces variations ne s’expliquent pas uniquement par l’âge moyen ou par la prévalence des différentes pathologies, l’explication est sans doute davantage la « culture médicale » propre à chacune des régions, cette culture médicale serait susceptible de favoriser ou non les décès à domicile :
Selon la qualité des relations entre le centre hospitalier et les professionnels qui interviennent au domicile.
Selon ce qui est défini localement comme étant le « lieu adapté » pour mourir.