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Comment se déroule un enterrement catholique classique ?

En dépit de la montée en puissance des obsèques laïques, l’enterrement catholique demeure le plus répandu en France. La cérémonie pour des funérailles de ce genre est souvent inchangée, peu importe le diocèse où l’événement a lieu. Voyez quels sont les rites indissociables d’un tel service religieux.


La messe funéraire catholique navigue entre tradition et quête du réconfort

En France, le catholicisme et ses rituels demeurent très présents dans les grands moments de la vie, comme le baptême et le mariage. C’est toujours le cas au moment de la mort : plus de la moitié des funérailles religieuses en France incluent le rite religieux catholique. La prédominance de l’enterrement catholique n’est pas toujours liée à la ferveur religieuse des familles de défunts.

Bon nombre de personnes endeuillées optent pour cette solution dans le but de réunir toute la famille, les proches et amis du défunt et lui rendre un dernier hommage de manière solennelle. D’autres pensent que le travail de deuil est plus aisé lorsqu’il commence par un recueillement religieux.

Une autre partie, non négligeable, admet vouloir bien faire et respecter les dernières volontés du défunt. Enfin, les obsèques catholiques sont aussi une source précieuse de parole réconfortante et pleine d’espérance pour bon nombre des personnes endeuillées.

Comment s’organisent les funérailles catholiques ?

Toutefois, la raison ayant conduit au choix de funérailles catholiques importe peu. L’essentiel est de s’assurer de réussir cette étape cruciale du travail de deuil. La bonne organisation de la cérémonie s’avère dès lors déterminante sur son bon déroulement. Si vous deviez un jour organiser un tel événement, les règles à suivre sont les mêmes.

La planification d’un service funéraire catholique se fait le plus rapidement possible après le décès. Le mieux serait de contacter l’église ou le presbytère du lieu où la cérémonie a lieu dans le jour suivant le décès. Le prêtre fournira alors toute son aide ainsi que d’autres précieuses recommandations autour du service religieux. La discussion avec le prêtre s’articule autour du choix des prières, de la programmation des lectures de textes et des chants pour l’enterrement.

Si vous connaissez personnellement un prêtre dans l’entourage du défunt, celui-ci sera le mieux placé pour organiser une cérémonie plus intime et plus personnalisée. 

Quel est le déroulement de la veillée funéraire ?

Ce rituel est une tradition bien ancrée dans la religion catholique. La veillée mortuaire ne nécessite pas forcément l’intervention d’un prêtre. L’organisation de ce rite, non obligatoire, incombe à la famille et l’entourage du défunt.

La veillée mortuaire catholique est constituée d’une succession de prières, d’intercession, de lectures, d’invocations et de prières litaniques bien définies. Des sites spécialisés publient des exemples types de veillée funéraire conforme avec la liturgie catholique.

L’assemblée rend hommage au défunt

C’est la première étape de la messe de funérailles. Il s’agit d’un moment dédié à honorer le souvenir du mort. Le prêtre – ou un membre de la famille – prononce un discours qui résume en quelque sorte la vie du défunt. Durant cette allocution, il est important de mettre en exergue les qualités de la personne décédée. Ce temps de parole est le meilleur moment pour raconter des anecdotes qui illustrent vraiment sa vie et sa personnalité. Le discours se conclut par un remerciement des personnes présentes à l’enterrement. Le discours en hommage au défunt peut être précédé ou suivi d’un chant d’entrée.

Le rite de la lumière vient après ces mots d’accueils. Cela consiste à allumer, puis disposer des cierges ou des lumignons autour du cercueil. La famille et l’entourage peuvent aussi déposer des photos, une croix ou d’autres objets personnels en lien avec le défunt durant ce rite.

Lorsque vient le temps de la parole

Cette deuxième partie est marquée par la lecture de textes bibliques tirés du Nouveau ou de l’Ancien Testament. La lecture de ces versets revient à un membre de l’assistance ou à un proche du défunt. Une autre lecture d’un psaume ou un chant effectué par un autre proche s’ensuit.

Le célébrant (le prêtre, le laïc ou le diacre) prend la suite de la lecture avec un passage de l’évangile, suivi de l’homélie.

Le temps de la parole peut être marqué par la lecture d’un texte profane, comme un poème ou un passage de livre. Cette partie demeure facultative et ne remplace en aucun cas les textes sacrés de la messe.

Les prières sont suivies par la messe funéraire

Le temps des prières commence par la lecture de Prières universelles par un ou plusieurs proches du défunt. L’assemblée reprend en cœur un refrain après chaque lecture d’intentions. Vient ensuite la messe funéraire proprement dite, suivie de l’Eucharistie (si la cérémonie est dirigée par un prêtre) et du Notre Père.

Le défunt quitte définitivement la vie terrestre

Ce rite marque le passage du défunt de la vie terrestre vers le paradis céleste. Le temps de l’A Dieu commence par l’absoute. Cette dernière consiste en une prière autour du cercueil, dont le but est de délivrer le mort de ses péchés.

Le célébrant procède ensuite au rappel du baptême, symbolisé par l’aspersion d’eau bénite et l’encensement de la dépouille du défunt. La famille l’imite par la suite par un acte de foi et d’adieu, comme une aspersion d’eau bénite du cercueil, la déposition de fleurs ou une inclination devant la dépouille.

Après l’adieu au mort, les personnes de l’assemblée passent auprès de la famille pour témoigner de leur amitié et de leurs condoléances.

La cérémonie de l’inhumation est plus courte

Une autre cérémonie, plus courte, a lieu sur le lieu de l’enterrement. Ce dernier rituel est le moment fort de l’enterrement, dans la mesure où c’est la dernière fois où la famille et les proches ont l’occasion d’exprimer leur affection au défunt. Des rituels plus intimes, comme la lecture de lettres d’adieu, des chants ou la déposition de fleurs de deuil ont lieu durant cette dernière étape.

La messe est différente pour les cas particuliers

Les personnes décédées après un suicide, celles qui choisissent la crémation et celles non baptisées peuvent aussi bénéficier d’une cérémonie religieuse catholique. La messe se déroule néanmoins de manière différente.

Le rite de la croix et de l’eau bénite n’a pas ainsi lieu pour l’enterrement d’un individu catholique, ce geste se référant au baptême. Certains rituels, comme l’absoute, seraient aussi oubliés dans le cas d’une crémation.

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 Image : Shutterstock