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Des funérailles écologiques pour respecter l’environnement

Il n’est certes pas très courant de parler de sa future sépulture de son vivant, ce sujet étant toujours considéré comme tabou par beaucoup. Cependant, être responsable et protéger la nature est un principe et un mode de vie que l’on se doit de respecter jusqu’à la fin. Des funérailles écologiques favorisent la réduction de la consommation des ressources naturelles et de ce fait, préservent notre belle planète.


 

Il s’agit d’une responsabilité envers la nature

Entrepris pour la première fois en Angleterre en 2008, les funérailles écologiques sont adoptées par de plus en plus de personnes ayant le souci de la protection environnementale. Nous n’ignorons pas qu’un cadavre est extrêmement polluant, et ce, à cause des restes chimiques de médicaments ou de plombage. Bien que peu prisée en France, la solution des obsèques naturelles peut être une alternative anti-pollution et efficace contre la dégradation des sols et des eaux majeures. Quelques solutions simples permettent de respecter l’environnement tout en économisant. Loin de manquer de respect au défunt, un enterrement vert est une solution qui responsabilise jusqu’à la fin de sa vie. Cela permet de laisser une empreinte positive derrière nous et ainsi de donner le bon exemple à la génération suivante.

La crémation et l’inhumation

Représentant un tiers des demandes, la crémation est un procédé durant lequel interviennent des ressources d’énergie naturelles telles que dix-sept litres d’essence et le bois du cercueil. Ce type d’obsèques est reconnu bien plus écologique que l’inhumation. Cette dernière méthode présente toutefois de nombreux inconvénients. On peut citer entre autres, l’utilisation par les pompes funèbres de composants pour ralentir la décomposition du corps afin de le conserver un certain laps de temps. Des produits tels que le formaldéhyde, le méthanol, le glycol, le phénol ou l’éosine imprègnent par la suite les sols et les eaux.

Nous pouvons opter pour des gestes simples

Les personnes souhaitant un enterrement vert pour leur proche décédé se heurtent souvent à la législation française qui est moins permissive dans ce domaine. Quelques gestes simples pourtant  pourraient faire toute la différence lorsque l’on organise des funérailles :

  • Ne pas utiliser de produits chimiques pour les soins de conservation et l’embaumement du corps.
  • De nombreuses entreprises proposent des cercueils biodégradables de diverses matières écologiques. Ils peuvent être faits avec des cartons, bambous, osiers ou encore de papier mâché. Ces cercueils ont l’avantage de se désintégrer rapidement lors d’une crémation et donc de participer au respect de l’environnement.
  • La pierre tombale en matière naturelle pour marquer l’emplacement de la sépulture est également une solution écologique. Il est possible d’opter pour des stèles durables en bois, en papier, en cuir ou en parchemin.
  • Il est également possible de planter un arbuste sur l’emplacement, symbolisant l’âme du défunt se réincarnant dans cet arbre. Une belle signature finale pour une personne qui aura passé sa vie à prôner le règne de la verdure.

Pourquoi ne pas choisir un cimetière écolo ?

En France, certains cimetières ont pour principe le respect de l’environnement. Ils sont encore rares à contribuer à des pratiques responsables comme l’aménagement naturel sans pesticides ni autres produits chimiques utilisés pour l’entretien du site. Le parc funéraire naturel « Les Arbres de Mémoire » invite à la communion avec les âmes disparues ainsi qu’avec la nature. Ce type de sépulture est en accord avec l’équilibre matériel et spirituel.

Le premier cimetière végétal naturel de Souché vient d’être inauguré à Niort. Il s’agit d’un espace de 4 000 m2 reboisé et prêt à accueillir les croyants de toutes les religions ainsi que les non-croyants. Dominique Bodin, le conservateur des douze cimetières de Niort affirme : qu’il s’agisse d’inhumation ou de crémation, les funérailles ainsi que la concession coûtent ici entre 1 500 et 2 500 euros, contre 5 000 euros voir plus pour les obsèques traditionnelles privées. La plupart des particuliers ainsi que des retraités approuvent cet autre genre de cimetière et adhèrent complètement à l’idée de ce système aussi écologique qu’économique.

Rester engagé jusqu’au bout

Choisir un cimetière proche de chez soi permet de diminuer la consommation d’énergies fossiles lors de l’enterrement et des visites qui vont suivre. Une demande à faire auprès du préfet du département concerné permet également d’inhumer un proche dans une propriété privée.

Le fait de choisir d’être un amoureux de la nature jusqu’à la mort ne dévalorise pas notre identité. L’objectif ici n’est pas d’être un grippe-sou ni de faire un enterrement au rabais, mais de prendre conscience du fait que la mort est également un business. Lorsque nous partons, mieux vaut alléger et tranquilliser le plus possible les personnes que nous laissons derrière nous qui auront déjà beaucoup à faire. 

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Image: Shutterstock