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Le funérarium, une ultime demeure avant les obsèques

Le funérarium est un espace géré par une agence des pompes funèbres ou par la municipalité, afin d’accueillir le défunt dans un cadre intime et apaisant avant les obsèques.


Le funérarium est une alternative pour mieux gérer le deuil

Le funérarium est également appelé chambre funéraire, athanie ou maison funéraire . Pendant longtemps, le défunt était veillé à son domicile. Toutefois, cette pratique est tombée au fur et à mesure en désuétude. Tout d’abord, il était compliqué de conserver un corps à domicile et sa présence, dans un cadre qui lui était naguère familier, ne facilitait guère le travail de deuil. Faire appel à un funérarium permet d’extérioriser le décès et d’appréhender la séparation définitive plus sereinement, dans un cadre spécialement conçu pour le recueillement.

Les proches viennent s’y recueillir

Les proches peuvent venir veiller, prier et se recueillir dans cet endroit calme et silencieux ouvert 24 heures sur 24. Ils y ont librement accès, grâce à une clé ou à un digicode remis par l’entreprise de pompes funèbres ou la municipalité.

Le funérarium est constitué de plusieurs pièces dont :

  • Un salon d’accueil

Le salon d’accueil permet de recevoir les endeuillés. Divers services y sont proposés comme la distribution de boissons. La liste des pompes funèbres habilitées par la préfecture et le règlement intérieur doivent obligatoirement y être affichée.

  • Une chambre

Le corps du défunt est situé dans la chambre. Il est présenté sur un lit réfrigéré ou dans un cercueil. Le cadre peut être personnalisé avec des photos ou des objets chers au défunt, afin d’apporter une touche plus chaleureuse.

  • Une salle technique

La chambre donne sur la salle technique, interdite au public. C’est le lieu où les soins de conservation du corps sont réalisés afin de retarder le processus de décomposition.

Chacune de ces pièces est parfaitement propre, insonorisée et bénéficie d’une régulation de température. Le funérarium est loué pour une durée de trois jours en moyenne, le temps de préparer les funérailles. 

Il est à noter que la chambre funéraire ne peut pas conserver les dépouilles des personnes décédées d’une maladie contagieuse.

Le recours au funérarium est-il une obligation ?

Recourir à une chambre funéraire n’est pas une obligation, sauf si le décès a eu lieu sur la voie publique. En effet, si une personne meurt dans la rue, l’article R.2223-77 du Code Général des Collectivités Territoriales permet à la police d’ordonner le transfert du corps au funérarium afin de préserver le bon ordre et de désengorger la voie publique.

La famille est entièrement libre de décider du lieu de conservation du défunt, dans un funérarium, une chambre mortuaire ou à domicile. Elle peut faire appel à deux agences de pompes funèbres différentes. L’entreprise en charge du transfert du corps vers la chambre funéraire ne sera pas nécessairement la même qui procédera à l’inhumation ou à la crémation.

Quelle est la différence entre la chambre funéraire et la chambre mortuaire

La chambre funéraire et la chambre mortuaire peuvent prêter à confusion, car elles ont une vocation commune : garder le défunt avant les funérailles. Cependant, elles diffèrent sensiblement :

  • La chambre funéraire appartient soit à une agence de pompes funèbres, soit à une régie municipale. Sauf exception, les frais de transfert ainsi que le séjour en chambre funéraire sont à la charge de la famille.
  • La chambre mortuaire est située au sein d’un établissement de santé comme un hôpital ou une clinique . Le transfert et le séjour du défunt pendant les trois premiers jours suivant le décès sont gratuits. Dans le cas d’une maison de retraite ou d’un EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes), la dépouille mortelle peut être conservée dans sa chambre ou dans un reposoir en attendant les obsèques. En effet, la maison de retraite ou l’EHPAD sont considérés comme le domicile du défunt.

La chambre mortuaire peut toutefois être louée par les familles de personnes décédées hors de l’établissement de santé, particulièrement s’il n’y a pas de chambre funéraire à proximité de leur domicile. 

Il est toujours important de se renseigner si l’hôpital, la maison de retraite ou l’hospice où le décès a eu lieu sont munis d’une chambre mortuaire. Les établissements de santé enregistrant une moyenne de deux cents décès par an doivent obligatoirement disposer d’une chambre mortuaire.

Les coûts de l’hébergement en funérarium

Avant de recourir à un funérarium, il est nécessaire de lire attentivement le devis établi par l’entreprise des pompes funèbres. Certaines sociétés, par exemple, offrent un montant forfaitaire de 400 euros, quelle que soit la durée du séjour du défunt. Toutefois, il faudra tenir compte des frais de transport du corps ainsi que des soins supplémentaires que le thanatopracteur pourrait effectuer.

En somme, la famille devra prévoir pour :

  • Le transfert du corps jusqu’à la maison funéraire : entre 150 et 200 euros. Néanmoins, ces frais peuvent être à la charge de l’hôpital où la personne est décédée si l’établissement ne dispose pas de chambre mortuaire et que son directeur, n’ayant pu joindre la famille dans le délai de 10 heures après le décès, a décidé le transfert de sa propre initiative.
  • L’ entrée en maison funéraire : entre 50 et 150 euros.
  • Le forfait pour trois jours de location : entre 150 et 200 euros.

Il est possible que le défunt ait pu souscrire, de son vivant, à un contrat obsèques afin de préserver ses proches des frais liés aux funérailles. Celui-ci peut être effectué :

  • Auprès d’une entreprise de pompes funèbres.
  • Auprès d’un organisme financier , partenaire d’une agence de pompes funèbres.

Les détails des préparatifs liés aux obsèques sont inclus dans le contrat, notamment le lieu de la veillée funèbre, la finition du cercueil, l’insertion dans la presse, les fleurs, la sépulture, etc.

Le législateur doit veiller à ce que l’entreprise de pompes funèbres ou l’organisme financier auprès desquels le contrat a été signé d’y adjoindre un contrat d’assurance afin que la gestion des fonds, au décès du souscripteur, soit déléguée à une compagnie d’assurances.

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 Image : Shutterstock