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L’enterrement selon les traditions orthodoxes

Suite à un décès au sein de la communauté orthodoxe, l’enterrement se fait selon des croyances et des traditions bien codifiées.


Du retour de l’âme vers Dieu

La spiritualité occupe une place importante dans les traditions funéraires orthodoxes. Selon les croyances, la mort d’un individu signifie l’accession à une nouvelle vie.

Dans la foi orthodoxe, l’âme se séparerait du corps durant les trois jours suivant le décès. L’âme ferait ensuite son ascension vers les cieux et auprès de Dieu pendant quarante jours. Quarante jours durant lesquels cette dernière se purifie.

Le rituel de l’absolution vu par l’Eglise Orthodoxe

Le jour du décès, juste avant la mise en bière, le défunt reçoit l’absolution par l’encens de la part du prêtre. Autour, des personnes chantent et prient. Durant ce cérémonial, le cercueil reste ouvert.

Si le décès est survenu à l’hôpital, la célébration de ce premier office n’attend pas. Elle est réalisée sur place. L’intention est de souligner la présence surnaturelle du défunt. Aussi, l’icône de ce dernier est déposée entre ses mains, face à lui. Ses bras sont croisés, sur sa poitrine. Le défunt est béni par le prêtre juste après l’encensement.

Dans les pays occidentaux, le cercueil est refermé après cette étape, en présence du prêtre. Dans les pays orthodoxes, le cercueil reste ouvert jusqu’au jour de la cérémonie à l’église et de l’enterrement. L’occasion, pour les proches du défunt, d’y déposer des fleurs ou de venir se recueillir.

Comment se déroule la cérémonie funéraire à l’Eglise ?

A l’église, on place trois chandeliers autour du cercueil : un de chaque côté, et un au pied de ce dernier. Les proches du défunt présents lors de la cérémonie se voient alors distribuer chacun un cierge. Ils l’allumeront à l’aide des cierges placés dans ce chandelier.

Ce rite a, lui aussi, une symbolique forte. En effet, les cierges traduisent l’idée que le défunt est transporté dans la lumière céleste.

Le déroulement d’un enterrement orthodoxe

Considérés comme irrespectueux pour le défunt, l’incinération, l’autopsie et le don d’organes sont interdits. Néanmoins, si une enquête légale ou scientifique est en cours, l’autopsie est tolérée. Il n’y a pas non plus de toilette rituelle, et la veillée funéraire est optionnelle, mais généralement pratiquée.

L’enterrement a lieu trois jours après le décès, le temps que l’âme se sépare du corps. Au cimetière, les membres de la famille déposent une poignée de terre sur le cercueil. Puis, le prêtre invite les personnes présentes à embrasser la croix. Après un dernier office, le cercueil est enseveli.

En France et dans les pays occidentaux, la religion orthodoxe est très peu représentée. Par conséquent, il peut être utile de faire appel à un service de pompes funèbres au courant des rites orthodoxes. Il faut également savoir que l’Église orthodoxe s’adapte au pays d’implantation. Ainsi, les rites peuvent plus ou moins différer en fonction des lois occidentales.

Les rituels après l’enterrement

Comme dit plus haut, l’ascension vers Dieu se poursuit sur quarante jours. Ainsi, les proches peuvent rendre hommage au défunt durant le troisième, le neuvième et le quarantième jour suivant le décès.

Un an après sa mort, les proches du défunt se réunissent à nouveau pour prier en sa mémoire. Il s’agit d’un office appelé Pannychide.

 

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 Image : Shutterstock