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Les emplois liés aux pompes funèbres attirent de plus en plus de jeunes

Au fur et à mesure que les jeunes s’intéressent aux soins de la mort, ce secteur et ses activités parallèles connaissent une nette évolution. Cela est dû à la moindre stigmatisation de tout ce qui concerne la mort et au dynamisme de ce secteur en matière d’emploi. Jeunes entrepreneurs, employés ou en formation, voici l’histoire de quelques personnes qui se sont lancées dans les pompes funèbres.

Chong Elson, est un jeune initié au métier

Chong Elson est le directeur général et fondateur de la société funéraire Serenity Casket & Funerals. Il n’avait que 24 ans lorsqu’il a fondé sa propre entreprise en 2009. À cette époque, les soins de la mort étaient ordinairement exercés par des personnes plus matures. M. Chong Elson était donc parmi les rares jeunes à travailler dans ce secteur.

Si sa propre famille oeuvrait déjà dans ce domaine, Chong Elson n’avait pas vraiment envisagé de suivre cette voie. D’ailleurs, sa spécialité au baccalauréat lui promettait une belle carrière dans l’hôtellerie. Ce n’est qu’après avoir assisté au travail de son père que sa passion a fait surface.

Ainsi, il se lance dans la fleur de l’âge dans la création de « Serenity Casket & Funerals ». Sa société funéraire connaît un bel essor grâce aux services qu’elle propose. En effet, ses prestations visent à prendre soin des personnes endeuillées, tout comme des personnes décédées. Cette dernière catégorie est prise en charge, soit par incinération ou par enterrement. Serenity Casket & Funerals peut également bâtir des monuments de commémoration, concevoir des cercueils et pierres tombales. En outre, elle rend plus accessibles l’utilisation de limousine et ses arrangements funéraires, personnalisables selon les attentes de la famille du défunt.

Depuis quelques années, la société de M. Chong Elson connaît une atmosphère nouvelle grâce au nombre accru de jeunes de moins de 30 ans qui s’y intéressent.

À 22 ans, M. Lyndon Leong futur pilote, préfère devenir directeur des pompes funèbres

Lyndon Leong, 25 ans, a préféré oublier son rêve de devenir pilote pour se tourner vers l’industrie des pompes funèbres. À l’heure actuelle, il est directeur d’une entreprise de services funéraires, au grand damne de ses parents, désireux qu’il embrasse une brillante carrière dans l’armée. Cela ne l’a toutefois pas empêché de travailler pour la compagnie « The Life Celebrant », dont l’activité est similaire à celui d’un organisateur événementiel. Elle s’occupe entre autres de :

  • L’organisation des funérailles
  • La manutention logistique
  • La préparation de cercueils

L’idée de se lancer dans ce marché lui vint lors d’une cérémonie de funérailles, alors qu’il était en quête d’un emploi. Qui plus est, il avait du mal à imaginer l’éloignement de famille une fois qu’il serait devenu pilote. Par ailleurs, l’idée d’être parmi les rares jeunes à se lancer dans l’industrie funéraire est un réel défi pour lui. Contrairement aux plus sceptiques quant à sa nouvelle carrière professionnelle, Lyndon Leong garda en tête un adage qui prend tout son sens : il y a des gynécologues qui vous mettent au monde, alors pourquoi éviter les professionnels qui vous en retirent ?

L’une des plus jeunes thanatopractrices de Singapour travaille chez Serenity Casket & Funerals

La sœur de M. Chong, le fondateur de Serenity Casket & Funerals, est stagiaire dans son entreprise. Nicole Chong est âgée de 22 ans. Aussi étonnant que cela puisse paraître, malgré son jeune âge, cette thanatopractrice a déjà travaillé sur plus de 500 corps. D’ailleurs, c’est à elle qu’a été confié le corps de son collègue décédé d’une crise cardiaque. En attente d’être certifiée dans le domaine, elle en profite pour s’améliorer en suivant les formations en vue de l’obtention de son diplôme en embaumement.

Teo Alex, 29 ans, gère l’entreprise de services funéraires de son grand-père

Pour M. Teo Alex, la raison pour laquelle il entrait dans le secteur funéraire était simple : il voulait assurer la perpétuité des pompes funèbres « Ban Kah Hiang Trading », fondée par son grand-père. Cette entreprise expérimentée de 50 ans profite d’un marketing de contenu à travers les réseaux sociaux. À cela s’ajoute une amélioration logistique mise en place par M. Teo Alex pour mieux suivre les inventaires de la société familiale.

D’autres jeunes n’osent pas encore se lancer dans le secteur

Avec une moyenne oscillant entre 3 à 8 demandes par mois, beaucoup de jeunes n’osent pas encore se lancer dans le marché des services funéraires. Cela vient parfois du fait que la religion et la culture héritées considèrent le contact physique avec des morts comme un interdit. Quoi qu’il en soit, ce marché en constante évolution offre une réelle opportunité aux jeunes de s’intégrer dans la vie professionnelle.

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Image: Shutterstock