Skip to main content
faire-quun-nature-grace-funerailles-ecologiques.jpg

Ne faire qu’un avec la nature grâce aux funérailles écologiques

Les funérailles écologiques, respectueuses de l’environnement, ont plus que jamais la cote en 2017. Telle est la prédiction de nombreux observateurs, comme Susan Devaney, journaliste britannique de mode, de beauté et de style de vie.


Mortels et écologiques

L’immortalité est un désir que l’homme caresse depuis la nuit des temps. L’Homme demeure néanmoins une créature mortelle – et son corps, biodégradable. Cette propriété est depuis longtemps sous-estimée, voire ignorée dans l’étape de préparation de l’enterrement. Toutefois, la donne évolue ces dernières années, à la faveur de nombreux changements dans l’industrie mortuaire. Chacun peut en effet demander un enterrement écologique. Cette tendance a été popularisée par les Britanniques, qui ont été les premiers à ouvrir un lieu de sépulture naturel en 1993.

Quelques chiffres intéressants

L’émergence de l’enterrement écologique soulève quelques questions sur son bien fondé ainsi que sur sa réelle popularité. La journaliste Susan Devaney tente de répondre à ces questions à travers ces chiffres édifiants :

  • Sur les 7 milliards d’habitants que compte la Terre, 150 000 personnes meurent chaque jour…
  • … soit 55,3 millions d’humains qui trépassent chaque année
  • Le Royaume-Uni compte à ce jour 270 lieux de sépulture naturels
  • Le premier lieu de sépulture écologique a ouvert au Royaume-Uni en 1993
  • 60 % des défunts mis en terre dans les lieux de sépulture écologique sont de confession catholique

Rendre un enterrement écologique

Eu égard à l’ancienneté de cette pratique, les funérailles écologiques ne sont donc pas une mode récente. Le « succès » de cette pratique résulte au contraire d’une volonté de plus en plus tenace de l’homme moderne d’exprimer son attachement à l’environnement.

Ce mode de pensée tout nouveau fait bouger les lignes dans le milieu très concurrentiel de l’industrie funéraire. Il existe d’ores et déjà des procédures rodées pour les personnes qui souhaitent être inhumées ou incinérées en respectant l’environnement. Ces procédés n’ont même de cesse d’augmenter et de se diversifier. Le principe reste cependant le même.

Le corps n’est pas conservé trop longtemps. On donne la priorité aux produits responsables, autrement dit écologiques et biodégradables. A l’inverse, les pierres tombales importées et les fleurs cultivées en serre sont peu utilisées, voire pas du tout.

La démarche concerne également les matériaux utilisés pour les cercueils (en bambou, saule, carton, osier) et les urnes (roseau, verre ou céramique). En aucun cas, les sites d’enterrement n’accueillent des cercueils en bois massif, jugés moins écologique et plus onéreux. Enfin, le respect de l’environnement est tel chez certaines personnes, qu’elles optent pour une capsule biodégradable.

Descriptif d’un site d’enterrement écologique

Sans délimitations visibles, le site de funérailles écologiques est un grand espace vert paisible et champêtre. Non réglementé, il peut être régi par un cahier des charges comme c’est le cas chez l’Association of Natural Burial Grounds. 

Inconstructible, il peut éventuellement être transformé en réserve naturelle, participant à la préservation de la faune et de la flore.

L’enterrement écologique pour tous

L’enterrement écologique est compatible avec les croyances religieuses. De nombreux croyants n’hésitent pas à délaisser les obsèques traditionnelles pour cette version proche de la nature. Souple, cette pratique permet aux proches d’organiser librement le déroulement de la cérémonie et de prendre certaines décisions.

Choisir un enterrement respectueux de l’environnement

Les funérailles écologiques semblent donc parties pour s’installer durablement dans les nouvelles traditions funéraires. Ainsi, au Royaume-Uni, comme en France ou dans les pays nordiques, il n’est plus rare, ni mal vu d’opter pour un enterrement au sein d’un lieu de sépulture naturel. Ce type d’inhumation est même recommandé par un nombre grandissant de personnes.

La raison est des plus simples. Ce choix d’enterrement n’est plus associé au fanatisme écologique ou à l’absence de croyances religieuses. Cette forme d’enterrement s’inscrit au contraire parmi les nouvelles pratiques du monde funéraire. Ces pratiques s’articulent autour de principes très clairs, dont deux s’appliquent à l’enterrement écologique : la personnalisation et le respect de l’environnement.

A lire aussi dans la rubrique Organisation des obsèques :

Image : Shutterstock