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Que penser des signes de présence du défunt pendant le deuil ?

Les anecdotes concernant les manifestations de la présence d’un défunt après sa mort sont légion. Il se peut d’ailleurs que vous ayez expérimenté cette sensation au moins une fois dans votre vie. Comment devriez-vous réagir devant ces « signes » ? Existe-t-il une explication rationnelle à ces phénomènes ?


Une expérience sensorielle courante

Vous avez certainement entendu ces fameux témoignages au détour d’une conversation entre amis, dans les médias ou ailleurs. Les personnes qui les racontent les considèrent comme des messages post-mortem. Les plus sceptiques évoquent de simples hallucinations. D’autres préfèrent rester stoïques. Ces « fameux témoignages », ce sont les histoires de mort qui envoient des signes ou témoignent de leur présence auprès des vivants. Les récits ont souvent tendance à se ressembler :

  • « J’ai cru voir sa silhouette sur le banc sur lequel nous avions l’habitude de nous enlacer ».
  • « J’ai senti comme une chaleur bienveillante près de moi ».
  • « Le temps d’une seconde, j’ai clairement reconnu son parfum près de moi »
  • « On dirait qu’il (ou elle) m’a touché et m’a réconforté »

Une tentative d’expliquer les signes de présence d’un mort

Ces extraits ne sont que quelques exemples d’expériences réelles vécues par des personnes en deuil. Si vous avez vous-même observé ces phénomènes, rassurez-vous. La science reconnaît elle-même l’existence de ces manifestations de la présence d’un défunt. Elles sont même leur propre appellation : VSCD ou Vécu Subjectif de contact avec un défunt. En psychologie, il s’agit d’une expérience sensorielle qui touche principalement ceux qui ont perdu un être cher.

L’apparition d’un VSCD intervient souvent dans les jours ou les semaines suivant le décès. Les manifestations deviennent plus rares au cours des mois qui suivent, puis plus improbables encore des années plus tard. Le vécu subjectif de contact serait ainsi lié au manque physique et émotionnel dû à la perte du défunt. À noter que ces perceptions arrivent sans intervention extérieure.

Trouver le réconfort dans un vécu subjectif de contact

La nature floue et indicible de ces perceptions fait qu’elles sont difficiles à raconter, voire gênantes. Les psychologues, comme Isabelle Marcoin, expliquent que ça ne devrait pas être le cas. Cette experte de l’accompagnement en soins palliatifs admet volontiers que la frontière entre la réalité et le rêve lors d’un VSCD est très mince.

Reconnaître l’existence de ce phénomène ou raconter une telle expérience sensorielle ne doit pas pour autant poser problème. Pour nombre de personnes, ces perceptions ont eu un effet apaisant et rassurant pendant la période de deuil. Le fait de raconter l’expérience aux proches apporte ainsi une certaine consolation et aide à mieux vivre l’absence définitive du défunt.

Prendre garde aux attentes excessives

Les psychologues mettent toutefois en garde contre une quête excessive d’une expérience sensorielle subjective. Cela ferait plus de mal que de bien à la personne endeuillée. L’absence de perceptions sensorielles pourrait en effet causer une grosse déception. En effet, l’inexistence d’un vécu subjectif de contact pourrait être interprétée comme un manque d’attention ou le signe d’une rupture définitive des liens avec la personne décédée. Cette impression a de grandes chances de prolonger ou de perturber le processus de deuil.

Que penser d’une telle expérience ?

Ainsi, si vous êtes amené à vivre une telle expérience, ne cherchez pas à trouver une interprétation toute faite à la perception de la présence du défunt. Aussi réelle soit-elle, votre perception reste subjective et n’a aucune explication rationnelle. Essayez tout simplement d’apprécier les effets positifs de ces sensations sur le processus naturel de deuil. Acceptez le réconfort apporté par un tel vécu subjectif, puis gardez en mémoire les bons sentiments et les liens solides que vous avez partagés avec l’être décédé.

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Image : Shutterstock